Le poids des mots (2)

Le poids des mots (2)
Donc, comme je disais en page 3, vu la longueur du précédent article "Le poids des mots" (interview), une partie de l'interview de THE WIRE avait été coupée, je reprends donc ici la suite des interviews.

---------------------------

THE WIRE AVRIL 2005

Je vais à Victoriaville ou dans n'importe quel autre festival de jazz, à n'importe quel endroit où les esprits sont supposés être aussi ouverts que possible, et nous venons là avec une forte guitare, une note et les oreilles fermées.

« C'est du heavy metal, j'existe et ma musique existe, dans un endroit où elle peut être rembarrée de manière égale par n'importe qui. Et Dieu soit loué pour cela. »


Mike Patton est habitué, bien qu'étant génial, à être incompris, mis à l'écart et dédaigné.

Aussi longtemps qu'il a été en vue du public, il s'est exprimé via une succession de projets, ne donnant jamais de conseils auxquels, le cas échéants, seraient le plus proche de son c½ur.

Dans le milieu des années 90, il a tourné dans le monde entier, chantant pour le groupe de funk metal FAITH NO MORE. En même temps, son groupe MR BUNGLE sciait des auditeurs curieux avec ses trois albums obstinément désagréables, dont chacun est une collision de genres, alimenté par un besoin de choquer et d'entretenir l'indécent, et de faire rire Patton et ses copains.

FNM et MR BUNGLE ont tous deux pris fin mais Patton quant à lui pas continué, c'est l'opposé en fait, Il a passé la dernière demi-douzaine d'années à hurler dans tant de directions qu'il est difficile de croire qu'il dort.

Il a accumulé une liste longue comme le bras de crédits, collaborant avec tout le monde, de John Zorn et Merzbow à Dn the Automator et The X-Ecutioners.

Ses effets de voix ont assaisonné différentes réalisations incluant l'album Medulla de Björk et White People, le dernier par Prince Paul's Handsome Boy Modelning School.

Il est également de retour avec deux groupes :

L'un, Tomahawk, est le plus proche qu'il ait pu obtenir en tant que projet de rock traditionnel. Ses membres comprennent d'anciens membres de The Helmet and The Jesus Lizard et le groupe a réalisé deux albums sur le label de Patton, Ipecac.

L'autre, Fantômas, et ce quartet underground comprend des membres de MR BUNGLE, des MELVINS et de SLAYER.

Ils ont réalisé quatre albums depuis 1998, chacun étant une tentative de casser les frontières du Metal.

La musique de Fantômas est intense, ambitieuse et demande une écoute attentive comme pour encourager le moshing dément, une combinaison, une dichotomie, qui englobe l'½uvre de Patton dans son intégralité.

[...]

Mike Patton habite désormais à San Francisco, et concernant la ville où il a grandi il indique :

C'est très facile de se perdre lorsque l'on grandit dans de petites villes comme celle-là.

Tu développes une certaine énergie nerveuse qui te colle à la peau toute ta vie et ça te démange tout le temps de tenter de te tirer de chaque endroit où tu te trouves.

Je ressens encore ça même si je pense être heureux à San Francisco. Peut-être est-ce pour cela que je voyage beaucoup, je ne suis pas sûr.



Cela a probablement quelque chose à voir avec le fait qu'il saute d'un projet à l'autre , aussi.

Patton est une étrange créature, obsédé du studio, de la chambre. C'est un pur autodidacte, qui s'est enseigné à lui-même les rudiments de multiples instruments, pendant qu'il apprenait tout sur la production et l'orchestration, de sa collection massive d'enregistrement.

Tout comme Jim (F½tus) Thirlwell, il prend le temps d'imaginer comment accomplir une charge sonique et travaille durement dessus et à tout moment donné.

Il décrit son style de studio comme :

'Tu te le martèles jusqu'à ce que tu l'obtiennes. Personne ne regarde.'

Quant une idée le hante, il enregistre une bande de démo et part à la chasse de musiciens capables de la réaliser de manière plus experte qu'il ne le peut. C'est également la méthode employée par Franck Zappa, Tom Waits et Brian Wilson (NDLB : :Beach Boys), tous californiens.

Faire un rapprochement entre Patton et Zappa peut sembler évident voire même intellectuellement paresseux. Les sauts frénétiques de MR BUNGLE du disco funk au Metal en passant par le free jazz, souvent dans l'espace d'un simple verset d'une chanson, reflète clairement le travail hyper-caféine de The Mothers of Invention (NDLB : ont notamment tourné avec Franck Zappa dans les années 70). Mais en réalité ils n'ont pas plus que cela en commun - et, pour être honnête, la discographie de Patton pourrait être moins profonde mais sa large diversité et son absence relative de suffisance font que son 'accomplissement est plus grand. Ensemble des hommes comme Waits, Wilson et Harry Partch (NDLB : compositeur américain iconoclaste, théoriste musicien, fabricant d'instrument philosophique, raconteur, artiste) - sont des exemples types de l'art californien populaire (département musical). La bonne volonté de Patton au travail dans n'importe quel style de musique, et plus particulièrement dans ceux qui ne lui sont pas familiers, est une réminiscence des prises parodiques de Zappa pour le disco, punk et Doo-Top ; L'adaptation de Waits du personae beatnik et hobo ; et la transformation de Partch du graffiti hobo en musique classique moderne. Cette sorte d'appropriation culturelle étendue a longtemps été une signature de l'art californien, que ce soit les peintures de station de gaz d'Ed Ruscha, les dessins Gumby recontextualisés de Raymond Pettibon ou les graphiques longilignes devenus psychédéliques et hostiles qui ont maquillé la fondation de Robert Williams.

Durant les quinze années qui viennent de passer, Patton a apprécié une relation proche et créative avec le compositeur interprète et définitivement non californien John Zorn.

Il s'est présenté en personne au saxophoniste en 1990, lui offrant une cassette de démo de MR BUNGLE, demandant à Zorn de produire le premier album du groupe.

Depuis là, Patton s'est lui-même établi parmi le déjà large éventail de musiciens collaborateurs de Zorn, apparaissant sur beaucoup de ses albums et réalisant deux disques de son propre chef sur le label de Zorn, Tzadik (Pranzo Oltranzista en 1997 et Adult's themes for voices en 1999).

Les deux hommes ont même un groupe en commun : le trio improv. Hemophiliac avec Ikue Mori, électroniques/sax/voies. Sous cette bannière ils ont réalisé une édition limitée d'un set double cd, l'un du récent 50ème anniversaire de Zorn au Tonic de NEW YORK.

Le projet Hemophiliac a procuré à Patton une leçon importante - cette agression est bonne, mais ce n'est pas nécessairement une panacée.

Zorn et moi sentions qu'il était réellement important que - nous avons un grand langage, nous jouons en duo tout le temps mais c'est plus profond et plus intense d'avoir là Ikue ; explique-t-il. Il y a réellement une différence entre l'approche des femmes avec lesquelles j'ai joué et celle des hommes. Et parfois, Ikue m'a dit que ce n'est pas tout le temps du genre attaque, attaque, attaque. Ce que cela signifiait alors pour moi dans Faith no More... je ne pense pas que je le savais alors J'étais ado. Je pense qu'au travers de notre second disque, je l'exprime, le fait qu'il y ait un monde hors d'ici, et qu'il y ait un nombre incalculable de manières d'approcher ce que tu fais.


FNM a eu un coup mineur avec une couverture avec la ballade des Commodores « Easy », et beaucoup de gens qui écoutaient Patton ont été émerveillés et émus par le style exotique, ainsi d'ailleurs apparemment que par les autres formes musicales sans limites, qui s'est manifesté de par lui-même sur l'album de LOVAGE : 'Music to make love to your cold lady by' (avec Dan the Automator), et 'Romances', un album expérimental fait avec le norvégien John KAADA.

Il a une réponse pour eux :

'De façon étrange, en l'écoutant, je l'étudie. Comment est-ce arrangé ? Spécialement substance exotique. L'orchestration de cette musique est tellement dense, tellement complexe et stupéfiante, si tu peux aller au-delà du kitsch. Et je peux faire ça en trente secondes. Avec Les Baxter en particulier, la densité orchestral de ce que ce mec a accomplit ne cesse jamais de me surprendre. J'entends une nouvelle substance à chaque fois que je l'écoute.'

Zorn, avec qui Patton est parti sur des voyages au japon d'achats massifs de disques, a été clairement une figure cruciale dans sa vie - un bon ami et un mentor musical.

'Il est probablement la première personne avec laquelle je me suis amélioré.'

Patton explique, rappelant tôt le sax/les duos vocaux, les deux interprétés à the Knitting Factory et autres rendez-vous.

'Sans filet de sécurité, nu sur scène, où tout aurait pu et dû tourner mal. Ce que tu fais c'est que tu écoutes et tu interviens et heureusement tu développes un langage. Une des nombreuses choses qu'il ma dites était que cela pouvait arriver. Et cela peut arriver avec un total étranger. Cela peut arriver avec quelqu'un qui est âgé d'une trentaine d'années de plus que toi, ou avec un petit enfant, mais développer cette télépathie est très spécial lorsque cela arrive.'

Travailler avec Zorn, dont la pratique du saxophone est très absolue, semble avoir inspiré Patton pour développer un style vocal et une certaine technique. Bien qu'il soit autonome en cela comme dans un duo rapide avec un associé, cela a forcé Patton à créer une palette de sons gutturaux, de cris perçants et de gargarismes que l'½il des Boredoms pourrait tout à fait lui envier. Et le travail en partenariat est une voie à double sens. Zorn est clairement coutumier de l'énergie illimitée et de l'agression du chanteur.

L'album le plus puissant de Naked City, le morceau single ultra-heavy 'Leng T'Che' font figurer des remerciements à Patton et aux Melvins , l'on suppose pour l'inspiration et le livret.


Patton a récemment prêté ses vocalises uniques pour le remix de Naked City, sur le morceau 'grand Guignol', qui est juste apparu dans le coffret du groupe Complete Studio Recordings.

Il a dit qu'il espérait toujours que cesoit un morceau avec un vocal. Actuellement, avec beaucoup de voix. Il l'a décrit comme un concerto pour voix' rappelle Patton.

'Et je pense qu'initialement il voulait Diamanda (Gala) pour le faire, et quelque chose est arrivé et elle ne l'a pas fait, mais il a dit 'Hey, c'est la façon dont j'ai toujours voulue te je veux que tu le fasses'. Il m'a donné quelques directives, mais la principale chose qu'il m'ait dite est 'Putain, fais-le comme tu veux'.

De façon surprenante, la première version de Patton était trop nuancée et subtile pour Zorn.

'Habituellement, lorsque j'ai travaillé avec lui et Naked City, c'était en rapport avec l'espace et le contraste. Tu ne pouvais pas mettre de vocalises dans toute section, c'est la dernière chose dynamique que tu pouvais faire. Alors connaissant la manière dont il travaille, et comment de part l'expérience passéée il aurait mis des vocalises sur toute autre section, je présenterais pendant un moment, quoique, la manière dont je l'ai mixé était très en fond. Il l'a renvoyé en disant non, non, non, non, non. Ca sonne top, mais (donne m'en) plus'. Il voulait vraiment un souffle - dans certaines sections, c'est juste moi, comme un soliste'.

John ZORN n'a jusqu'ici jamais eu de participation avec le projet le plus profilé de PATTON, FANTOMAS. Le groupe [...] est une dream team de métal avant-ardiste. Buzz Osborne des Melvins joue de la guitare. Trevor Dunn, de Mr Bungle, est le bassiste. Et derrière les fûts est assis Dave Lombardo, mieux connu via Slayer mais aussi par l'engin derrière e nombreux projets, incluant la récente collaboration DRUMS OF DEATH avec DJ SPOOKY, et sur quelques albums de Zorn. (Taboo and Exile, Children's Music).

'C'était comme écrire une liste de noël, et ce n'en était pas une très profonde' dit PATTON.

'J'ai tous mes premiers choix. Je ne savais pas comment ils allaient y répondre. Je connaissais Buzz, mais pas si bien. Trevor était vraiement ma seule chose certaine, il était comme une couverture de sécurité, je veux dire par là que si tout merdait je pourrais aller pleurer sur son épaule'.

Concernant Lombardo, PATTON indique :

'J'ai vu Slayer il y a un bout de temps avec Dave,je les ai vus quand j'étais ado bien sûr, j'étais fan à mort, mais les revoir encore, et voir que cette musique se fait pour lui sans effort, j'ai pensé que je l'ai même vu bailler une ou deux fois, tout en frappant ses fûts et menant le rythme'...

'Avec FANTOMAS, Lombardo joue beaucoup plus que juste des battements de Death Metal qu'il a aidé à inventer.'
Il apprécie le challenge, en accord avec Patton.

'Depuis toutes ces années j'ai toujours pensé qu'il était grandiose, mais jouer avec lui, et le faire sauter à travers chaque cerceau imaginable et le regarder faire, il a les yeux grands ouverts. Aucune suggestion bizarre ou rien qui ne serait pas familier pour lui. ' 'Ouais je suis sûr, pourquoi pas ? Essayons-le ! C'est grand !' il est tellement excité par ce que l'on fait que c'est énergisant et que ça redonne la pêche.'

Avoir un groupe qui se soutient est crucial (dans une sorte de manière de consentir à des règles). Sûr, Patton était en train d'assembler une bande de gars avec lesquels il voulait jouer de la musique, mais au lieu d'attendre de voir ce qui allait sortir de cette confluence créative, il les a amenés ensemble à jouer un ensemble spécifique d'airs, d'une manière très particulire.

'Comme je fais avec la plupart des choses, j'écris, j'ai fait un enregistrement basique des instruments que je jouais moi-même, ce qui peut être très comique. Quand tu commences un groupe, c'est comme une expérience chimique. Tu ne sais pas comment les gars vont réagir, spécialement à la musique particuilièrement angulaire et abstraite de Fantomas. Je ne savais pas comment Lombardo allait l'entendre. Je n'en avais aucune idée.'

Les quatre réalisations à prévoir on été enregistrées dans la même optique. :

'J'écris tout, je le mets sur casette et je dis 'c'est ça, joue-le' et tu sais, une bonne partie est difficile à déchiffrer, alors je dois m'e poser avec Buzz ou Dave et leur montrer exactement ce que je veux, et s'il y a une partie qui vient en plus, je suis ouvert à toute suggestion, et on le fait comme ça. Mais cette musique est, plus que pour tous mes autres groupes, une question de précision et d'exécution. Il y a une bonne et une mauvaise manière de la jouer. Et je ressens vraiment que mon rôle est d'illustrer très clairement ce qu'il convient de faire ou ne pas faire'.

L'autoportrait du début du groupe, de 1999, a imité un comic book dans sa structure. Il s'intitulait Book 1, sur lequel figurait 30 morceaux, chacun appelé par une page et listant un nombre de plages ou de panneaux, ou d'action. Le seul morceau qui ne suivait pas le modèle était le numéro 13, qui n'était en fait que 2 secondes de fin du morceau 12. Patton explique :

J'ai toujours été curieux à propos de ce que tu peux faire ou non dans l'indexation des morceaux sur un CD. Je me suis demandé si tu pouvais en sauter un. Tu ne peux pas.Notes, si tu remarques bien, sur sur les cds, le numéro 13 n'apparaît pas. Il défile pendant une seconde et demie, qui est la durée minimum qu'il peut avoir, et je l'ai indexé à la fin du 12 alors tu l'as vu. Mais il apparaît, pour une seconde et demie. Je n'ai jamais réussi à m'en débarrasser. Et initialement, je pensais juste que je voulais avoir un truc idiosyncratique sur les disques de Fantomas, et je veux le garder ainsi à chaque fois. J'ai choisi le 13 pour son évidente mauvaise chance et des raisons de protection, et je voulais continué de le faire à travers tous nos disques Mais après (2004) Delirium Cordia, j'ai réalisé que j'avais brisé la chaine, alors tant pis.

Ce début de Fantomas, qui a en outre été la réalisation inaugurale du label de Patton IPECAC, a établi le moule pour les les futurs albums du groupe. La musique avait toute la précision du rock progressif, mais c'était aussi compressé que du grindcore. Le morceau le plus long est d'environ 4 minutes et le moins long en dessous des 30 secondes. Sur chaque morceau figurent de multiples riffs, qui sont rarement répétés, et il n'y a aucun solo. Pendant les moments les plus lents, tant le coté fétiche de notre guitariste pour le bien lourd se voit récompensé en étant mis en avant, tant le groupe creuse en profondeur dans un post-Sabbbath avant de remonter par dessus le reste, dans un autre assault higth speed.

Patton, pour sa part, refuse de s'afficher au premier plan.

Sa voix est clairement présente maiselle est intégrée en plein milieu du mixage, tout comme un autre instrument, et il n'y a pas de paroles, juste des interjections lancées, des cris, des hurlements et des chuchottements.

C'était une stratégie dérivée en partie (comme on aurait pu s'y attendre) du travail de Yamataka Eye avec Naked City, mais également du travail de John Tardy pour Gravel-Gargling sur Slowly We Rot, le début de l'album de 1989 de Obituary de sludge-metal, Floride. (Tardy, ne voulant pas voir son groupe happé par les sadiques de la scène naissante du Death Metal, a choisi de ne pas imprimer les paroles de leurs chansons dans l'album. Ce qu'il chantait était indéchiffrable. Plutôt que de formuler des mots il criait comme un singe en détresse, ou comme le mec à coté de qui tu ne veux pas t'asseoir dans le bus.)

(NDLB : Obituary : http://www.roadrunnerrecords.com/artists/Obituary/)

Crois-le ou non, tu as mis le doigt dessus.

Patton rit quand je mentionne Obituary.

Quand je... quel âge j'avais ? j'avais probablement 18 ou 19 ans quand ce disque est sorti. - Je pensais que ce mec était un putain de génie, parce qu'il n'y avait pas de mots. Il y a vait certaines petites phrases, comme "wuuucomme "wuuugh et aaagh", et ça m'a vraiment frappé à cette époque. J'ai réalisé qu'il utilisait sa voix comme un instrument, s'intégrant dans la musique. Et spécialement avec ce genre de musique, c'est du génie, parce que personne ne sait, il n'y a rien à savoir dailleurs. C'est un son. Meilleur que de l'entendre déblatérer sur comment dépuceler une vierge. Depuis cela, il en est sorti beaucoup de petites villes ou de banlieues. C'est réellement une musique folklorique américaine non découverte, le Death Metal.

Le second album de Fantomas, the Director's Cut (2001) était un peu plus éclairé dans l'esprit qu'au début. La collection des 15 thèmes de cinéma réinterprétés façon trash, à la première écoute, cela semble plus léger que son prédécesseur, il est possible que ce soit à cause de tous les projets couverts (même lorsque lorsqu'ils sont thématiquement unifiés) sont fréquemment le dernier recours de la non inspirationL. Mais Patton, à travers Fantomas, est actuellement sur quelque chose avec le Director's Cut. Des musiques de cinéma, déjà entendues sans leurs accompagnements visuels, sont souvent plus dramatiques que la musique original ne le voulait. L'interprétation de Patton de ces morceaux, qui pour la plupart démarrent d'une façon calme avant de devenir ce que les fans de Fantomas attendent, conserve le coté dramatique originel des morceaux, en compression la musique en un son de perforation d'armure.Comme au début, les longueurs des morceaux varient entre 1 et 4 minutes, et l'album complet en contient 42.



Hormis les connections thématiques des comic books et films sur les deux premiers albums, Fantomas n'a jamais fait de vidéo, ni inclu d'accompagnement visuel à la musique de leurs cds.

Patton semble voir cela pratiquement comme un geste charitable de sa part...

Je pense que la musique est assez compliquée comme ça ! il y a assez d'informations dans cela, tu ne devrais pas avoir besoin de plus de stimuli avec cette musique, à mon avis. C'est déjà limite surpuissant. C'ets la raison pour laquelle nous ne faisons que des albums courts, c'est aussi la raison pour laquelle il n'y a pas de paroles, pas de mots propres, tu peux seulement supporter tant d'informations, et à partir d'un certain point, tes oreilles n'en veulent plus. Même les miennes...


(NDLB :

1/ La traduction n'est pas terminée, je rame, mais je m'y remets bientôt, promis :-)
2/ Merci mon Alex pour m'avoir prêté THE WIRE, dès que j'ai fini, promis, je te le rends, j'ai juste pris un peu plus de temps que prévu...)

# Posté le jeudi 16 juin 2005 13:41

VERSUS juin 2005

VERSUS juin 2005
Dans le magasine VERSUS du mois de juin 2005, vous pourrez trouver en pages 46 et 47 une interview de Mike Patton / Fantomas / Suspended Animation et projets et en page 48 une interview MELVINS

(Merci Jo pour l'info !!!)

# Posté le vendredi 17 juin 2005 16:22

http://mikepatton.forumactif.com/

http://mikepatton.forumactif.com/
.
Sur le forum de Shinji, dont je parle dans l'article "tisse ta toile" sur lequel j'ai inséré des liens, il est annoncé qu'ils ont réussi à obtenir une interview de Trevor Dunn dimanche 19 juin, à 13h45.


http://mikepatton.forumactif.com/


Je vous invite donc fortement à consulter leur excellent forum dans la rubrique "news" les cinq premières minutes des 40 au total sont déjà en ligne depuis le 20 juin ainsi que des photos magnifiques, merci pour vos commentaires c'est adorable et très sympa sur les miennes mais les leurs sont faites de manière beaucoup plus technique, moi c'est juste un fabuleux souvenir que je vous fais en modestes images...

Allez voir leur forum !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 19 juin 2005 06:57

Modifié le lundi 20 juin 2005 15:29

Fantomas 19 juin 2005 - Bataclan

Fantomas 19 juin 2005 - Bataclan
°-----°--°-----°--°°°°°---°
°-----°---°---°---°-------°
°-----°----°-°----°°°°----°
°-----°----°-°----°
°°°°--°-----°-----°°°°°---°



Et c'est parti pour les photos du Bataclan

# Posté le lundi 20 juin 2005 02:38

Modifié le mercredi 22 juin 2005 17:40

Bataclan 2

Bataclan 2
Vous étiez prévenus, ce sont des photos "souvenir"... rien de pro là-dedans.

# Posté le lundi 20 juin 2005 18:16

Modifié le mercredi 22 juin 2005 15:59