Pour reprendre le commentaire de "FANTOMAS" (la belgique nous a rejoint sur ce blog, bienvenue !) c'est vrai que j'ai choisi justement la photo de cet article car pour moi c'est "tout MIKE", pour être plus précis, ce coté doigt d'honneur en gros plan avec un sourire à faire fondre en arrière plan c'est tout ce qui ressort des paroles que MIKE PATTON compose, à la fois sensuel et ravageur, à la fois gémissant et vomissant, c'est un paradoxe à lui tout seul, un contraste entre le noir et le blanc, un double jeu permanent avec lequel on essaie de jongler en s'y perdant bien volontiers car c'est toute cette ambiguïté qui fait qu'on admire MIKE PATTON, l'imprévisible. On aime se faire surprendre à tout moment et je dois dire, on est bien servi !!!
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1ER ALBUM- TOMAHAWK
Tout a commencé en 2000 lors d'un concert de MR BUNGLE dans la bonne vieille ville de NASHVILLE, TENESSEE, auquel Duane Denison, initialement guitariste de JESUS LIZARD ayant rejoint par la suite les membres de HANK WILLIAMS III était présent et voyait MR BUNGLE pour la première fois sur scène.
Il fait la connaissance en fin de concert de Mike Patton auquel il a été présenté, rencontre lors de laquelle MIKE mentionne que les portes d'IPECAC lui sont ouvertes car il aime sa façon de jouer. DUANE DENISON a avoué à MIKE être enchanté et lui a promis de lui donner des nouvelles.
Cette rencontre marquera le point de départ du projet TOMHAWK.
En effet, Duane DENISON a proposé à MIKE d'être chanteur, lui parlant d'un projet auquel MIKE bien que surpris, a souscrit très motivé. Il s'en est expliqué ainsi :
Tout a été surprenant dans cette histoire en effet je l'avais invité à ma maison de disque et lorsqu'il est arrivé j'ai constaté qu'il avait déjà composé une grande partie de la musique et il m'a dit que ce serait moi le chanteur et j'ai pensé, cool, encore une nouvelle aventure, c'était un bon moment d'enfin voir, de l'extérieur, les autres travailler et nous avons convenu que nous allions commencé les ajustements, que la musique était de DUANE.
Il m'a adressé par la suite des cassettes avec la musique accompagnée de guitares acoustiques, je l'ai écoutée et alors enregistrée ma partie, avec les sons ; je pense que c'est réellement la meilleure manière de travailler plutôt que de faire comme les adolescents maintenant vivre comme des rats à jouer du rock dans des caves pendant des mois en buvant de la bière, quand on est plus vieux on devient professionnel et perfectionniste et on attend la même chose en retour des gens avec lesquels on travaille ; beaucoup de gens de mon âge font des choses comme moi, telles ne pas avoir de problèmes de drogue, ne pas faire la fête jusqu'à quatre heures du matin.
TOMAHAWK est un groupe moderne, monté par MIKE PATTON, DUANE DENISON, puisqu'en effet, à l'initiative de DUANE DENISON, se joint au duo son ami JOHN STAGNER (ex-batteur de HELMET) et à celle de MIKE, KEVIN RUTMANIS, bassiste tant des MELVINS que de THE COWS.
Ce premier album de TOMAHAWK a été enregistré dans la ville de NASHVILLE, TENESSEE, en mai 2001 et sort sur le marché le 31 octobre 2001, bien entendu chez IPECAC.
Cet album, contre toute attente, a remporté un grand succès puisque les déjà fans de Mike PATTON sont heureux de son retour bien que ceux habitus à ses projets sont un peu déconcertés par la simplicité de la musique de TOMAHAWK, en comparaison par exemple à MALDOROR où la marge de différence est grande. Mais il en faut pour tous les goûts et c'est la raison pour laquelle le nombre de fans dans le monde entier a encore grossi ses rangs.
L'on ne sait pas ni où ni quand ni comment MIKE a écrit les paroles de l'album qui, comme à l'accoutumée, forme un cumul de mots semblant incohérents desquels ressort un semblant de signification. Les compositions de MIKE PATTON sont à nouveau confuses et l'ambiance est sombre tout comme dans le premier album de MR BUNGLE mais on admire les distorsions de la langue anglaise avec lesquelles jongle à la perfection MIKE PATTON, langue qu'il a perfectionnée à l'université.
Par exemple pour la chanson FLASHBACK, les paroles traitent d'une hypnose régressant de manière progressive jusqu'au stade de l'enfance, stade duquel ressortent des traumatismes affectant le comportement présent.
Riffs de guitare entêtants et réplétifs, comme le tic tac qui ouvre ce morceau. MIKE PATTON vit pleinement ce qu'il chante, jonglant avec les tonalités et les sons différents, mais pas à outrance, juste la dose nécessaire, parfois gémissant parfois criant, haineux, on entre grâce au savoir-faire de MIKE PATTON dans l'univers que décrivent les paroles et l'on plonge alors dans la noirceur des abîmes de l'esprit et de ses souvenirs et lorsque MIKE pousse un cri comme s'il allait tuer quelqu'un, on a vraiment envie de hurler avec lui.
FLASHBACK
Flashback
The dolls, the hide and seek
We dreamed of better things
In the tall weeds
I rolled with you
Flashback
Silhouette of the memory
Your eyes are getting heavy
And when I speak
You sleep on cue
3, 2, 1
Did they make you wear a dress, did the ?
Held you down and tickled you, did the ?
Did they laugh and make you watt, did the ?
They wish they had a little girlie
Come closer, take a look inside
Flashback
Blueprints have been erased
Matchbooks, butterflies, mornings
The grass was wet
I rolled with you
Flashback
Tentecles of my spirit grow
Sit back, relax and hope
The second time ain't like the first
I'm a schoolboy why don't you teach me
Bend over and we'll hush the squealing
Put on the mask and dance for Daddy
Wait for the world to say it's sorry
You show me yours, I'll show you mine
Flashback, flashback
Listen to the song my blood is singing
Listen to the song my blood is drivin', drivin', drivin', drivin' at you
Dans la chanson 101NORTH il s'agit de l'histoire d'un homme qui aime l'auto stop et les ballades en voiture en laissant libre cours à toutes ses pensées, des plus simples aux plus viles, c'est la relation de l'homme avec la route et de tout ce qui peut lui passer par l'esprit lorsqu'il est sur la route.
Là encore le riff guitare est prenant, surtout que d'entrée de jeu, MIKE entâmes dans les aigüs, presque féminin, puis le ton descend, la voix se fait plus masculine pour finir en un SHUT UP convaincant, et l'atmosphère glauque monte en puissance. MIKE utilise encore l'effet d'écho, comme si on l'entendait au loin, puis revient sur une voix d'une sensualité toute féminine. C'est un va et vient permanent de démonstrations vocales qui semblent tout simples mais dont la perfection n'est comme d'habitude absolument pas à mettre en doute.
101 NORTH
Hitch a ride, hitch a ride
Eagles swirl and they pick up the bones?
I'll shut you down like a bank on a Sunday
The engine has no stories to tell
Because there's no-one to tell 'em to
The last drugstore has sold the very last pill
Out on the road and I am high enough, thumb's up
You're pullin' over, gonna pick me up, shut up!
The rusty wiper blades move along, in song
Having a lonely body in your car, shut up
My piece is in your ear
Movin' fast, thinkin' clear
I'll squeeze if you don't steer
And follow the line straighter!
You are the bullet, I am the gun, I won
Screw on the silencer and have some fun
Grey highway, deserting me
Hitchhiking, a pair of high-beams coming my way
Hitch a ride, hitch a ride
Treading water in an ocean of champagne
You blow a sparkplug when you see a drop of blood
And how many joyrides will it take
The sombre spasms habouring
Those pulsing neon hangovers, hang me
It's Friday night, I'm gonna fuck or fight, that's right
This time all I need is one more ride, shut up!
I'm car-jacking on a fine spring afternoon
Don't kid a kidder, don't shit a bullshitter
I'm hotter than the crack you're cookin' up, heat up
I'm colder than the smack you're jackin' up, shut up!
I'm a balloon and I am losin' air, beware
Squeek, ah, squeek
There's blood on me!
Grey highway, deserting me
Hitchhiking, a pair of high-beams coming my way
Hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride
Hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride...
Une introduction très noire pour POINT & CLICK qui parle de l'emprise qu'un père possessif a sur son fils, lui inculquant ses valeurs de la vie en lui stipulant qu'il sera toujours là pour lui, une sorte d'ange gardien.
Là encore la musique comme la plupart des morceaux de cet album n'a rien d'exceptionnel mais colle parfaitement aux textes et MIKE PATTON transporte son auditeur dans les graves ou les aigus selon qu'il parle du père prêt à tuer pour défendre son fils, ou bien qu'il parle de celui qui s'adresse à son fils tel une entité protectrice céleste, avec une voix douce, presque hypnotisante
POINT AND CLICK
Them scumbags
Them faghags
Short eyes
Dope dealers
Drive-bys
Faith healers
I'll be there
Far away
I'm floating above it all
Be there
I'll be there far away
I'll be there for you
I'll prove the holy road leads to
The snake charmers
The shoe hangers
I'll show you Sunday strollers too
The gangbangers
Spirit channelers
I wanna be the one for you
I'll be the one
I bought a gun
I wanna be the crowning javel
To bad they won't believe me son
I'll be there floating above it all
I'll be there flaming
Waiting for you
Chapeau bas pour le morceau GOD HATES A COWARD, c'est une perfection à l'état pur, qui dénote largement du reste de l'album. Toujours sombre, MIKE filtrant sa voix comme si elle sortait d'un vieux micro et le tempo à la fois très
Pour ceux que cela intéresserait également il existe une animation au format FLASH disponible sur le site IPECAC, les dessins sont dignes de TIM BURTON et d'une rare beauté, il ne faut pas s'attendre à un happy end puisque bien entendu, ce mini clip est comme la chanson, noir et magnifique.
GOD HATES A COWARD
I've sewn my seeds with a metric grosse
No footsteps go beyond it
I'll eat the death
Where the rooster crows
Flesh rodeo, yee-har, it's
Just to push in your teardrops
Make you a cyclops
Breakin' the branches off your family tree
Keep you up like a fluffer girl
Ain't that enough of the
Look in the sewer for my pedigree
Your truly cause repeats its pulse
And makes your tears, if you needed too
Make me blow my brains out
Pointin' the gun
Put my neck in a noose
But I'm hangin' tough
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day, my
Listen closer to your mother
You can hear ocean roar
Sittin' quiet in the corner
Put another record on
God hates a coward, sonny
Got a date with your VCR
Watch another action movie
Dream of me
On the only piano
Wrote the fuckin' concerto
Shoot pool with your eyeballs
Rack 'em up
Make a meal of your asshole
Gnaw on your fat soul
Dipping your heart in my vinegar
Like a million disappeared
Just how long did you think they would live
Prepare yourself
Come on defend
And everyone defend
?
And give me something to kill
I'll never finish my plate
Or I'll burn it up
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day my, day, my, day, day, day, my
Dans la chanson POP 1, il est fait ironiquement référence à ce que les groupes peuvent faire pour obtenir un grammy.
J'espère avoir retranscrit fidèlement les paroles mais ce n'est pas chose aisée puisque le son utilisé par MIKE lorsqu'il pousse sa voix est très difficile à percer.
La basse a une part importante dans ce morceau sur lequel MIKE PATTON chante avoir une voix langoureuse, presque mielleuse lors le sentiment des efforts effectués et de l'auto satisfaction est exprimé puis intervient le refrain, d'une vocale comme on les aime, exprimant en un cri vomissant toute la volonté refoulée, presque cachée et qui éclate au grand jour, d'obtenir la récompense à tout prix, ce grammy qui apporterait sept ans de malheur si on le brise.
POP 1
Something's wrong today
I cross the barricade
The police lines evaporate
What will I do with all this empty space
Seas part for my parade
Traffic stops to give me right of way
How will I fill all this empty space?
Just hold my breath and dive in
This beat could bring me a grammy!
[repeat]
The hole is so big and the gap is so wide
Now you're humpin' me
With hip-hop beats every night
Put a cloud up over all I've done
And now I'm coming back
Hit the ball before they're gonna forget
No matter who I am
And see how low I can go
This beat could bring me a grammy
This beat could bring me a grammy!
[repeat]
In the hole all alone
I want a sympathy vote
I'll take a promenade
I'll take the scenic route
And I can't put a band aid over the ? in me
No matter who I am, I fucking am, just can't
Because I'm over remembering her
And her romeo
I wish I didn't know
This beat could bring me a grammy
Voices commemorate
Like wind in dried grass
What will I do with all this broken glass
Seven years of good luck
This beat could bring me a grammy
SWEET SMELL OF SUCCESS évoque, sur fond de ballade toute simple, lune star du type top model en laquelle tout est synthétique depuis son corps implanté, jusqu'à ses yeux pour obtenir ceux d'un mannequin comme une souris de porcelaine dans une vie siliconée.
La voix de MIKE évoque un ton de conseil avisé et plein de compassion bien que les paroles elles-mêmes soient détonantes et percutantes, et sans équivoque sur le milieu de la mode et le rôle des beautés-plastiques.
SWEET SMELL OF SUCCESS
You've got to be the one
Smile of porcelain
Bullet holes in your tongue
Plexiglass bones
Dough of angel's breath
The eyes of a mannequin
Put on a hell of a show
Solid gold
Fresh young face
King of a lovely place
Cynical life
Wash your face
Tryin' to make it better
And we've heard this song before
And the needle skips again
Playin' dominoes with tombstones
Found a graveyard in your drawer
Go and get yourself buried
'Cause your dead, you're dead, you're dead, you're dead
You're skin melts in wax
Woven silk eyelids
The arms of somnambulist
You got your moneys worth
Soul hangs in the closet
Paper mache heart
Put on a hell of a show
Solid gold
Your hate crime
Wasn't loving me
Cynical life
Wash your face
Tryin' to make it better
And we'll never make it better
And we'll never make it better
SIR YES SIR évoquerait le milieu de la pègre, un groupe de preneurs d'otages au sang froid, où ce qui est bon pour tout le monde ne l'est pas pour eux.
La musique arrive sournoisement, comme des pas qui vous suivent, avec la voix de MIKE qui s'insinue doucement dans vos oreilles puis le refrain arrive soudainement en un YES SIR YES SIR pour le moins convaincant.
SIR YES SIR
We all know our place
Like the trophy in the case
We are never known
The wallpaper in the room
We all know the joys
See the beauty of our toy
We are not your song
Elevator, shopping malls
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone
Sir! Yes sir!
[repeat]
We are not the ones
Who will take away your guns
We are not too late
Also transindental pain
We will win the fight
With explosive dynamite
You are never wrong
Like the people in your palm
We will not resist
Simplify it with a kiss
We want victory
Fresh puffed-up celebrity
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone
Sir! Yes sir!
[repeat]
The best of everything is good enough for me, 'nough for me
We are not the ones
Who will take away your sons
We are not afraid
Of a splattering of brains
We won't let them go
With a touch of (?) makes a crime
We see from above
Send a mushroom cloud of love
We salute
We even speak the truth
Shoot a victim man
'Tis a sacrificial lamb
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone
Les paroles de JOCKSTRAP font référence à la domination sexuelle par la langage avec cette pointe ironique de la fierté de l'homme si sûr de lui.
L'introduction très jazzy avec un riff rock annonce l'introduction de ce morceau lorsque MIKE décrit la situation puis le refrain démarre toujours très viril parfois exprimé en criant parfois avec une voix de crooner lorsqu'il décrit la satisfaction de l'homme vis à vis de lui-même et son esprit de domination, suivant en cela les rythmes sexuels, parfois langoureux et insidieux puis violents et dominateurs.
Le riff guitare du refrain fait penser, à juste titre... à une scène de rodéo.
JOCKSTRAP
Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
Step right up, place your bet
Steeplechase, notice me
I need skin for dancin' in
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
Make my backbone itch
And my tongue will train ya
Like a lash from a whip
I'm here, take a bow
And my tongue will feed ya
Like a lash from a whip
And i'll give you cuts
I won't need you to spit
And if you can't touch my cradle
How do you win?
Because baby, no one's shamed particularly
I dont beat you
But you can stop spreading horse shit
'Cause I'm here to take your fall
I need skin for dancin' in
I know, stop me
Send in the show
I came sharp, clean, smoking
I need you to
Watch me, watch them, watch the future
'Cause I won't hold your pan for you
I pull (teeth?), pull with your might
I'm back, push that geezer for me
Can't you
Can't you level with him?
Catch me
Behind the scene
Hello, you're nice
Better delays
To laugh the days
Know what?
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
I've got the hard-on itch
And I'll buck you off my trailor hitch
And I'll break your fall
Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
Make my backbone itch
And I'll buck you off my trailor hitch
And I'm here to break your fall
Dans la chanson CUL DE SAC, MIKE parle du vieillissement du monde et de la fin de l'éternité.
Le son est vieux et fait penser à une ballade country, la voix elle-même semble sortir d'un vieux micro, presque tremblotante lorsqu'il dit Cause they say, We say, and we say;
On pense facilement sur ce morceau au fait que MIKE n'a pas crée les morceaux mais qu'il a fait les voix, les paroles et adapté les sons et tonalités, il a dû travailler le mixage comme à son habitude pour donner toute crédibilité à la musique par rapport aux paroles qu'ils a insérées.
CUL DE SAC
The world is growin' old
And preparin' for sleep
But you and me are just not gettin' outta bed
Wakin' up
Sunbathing on the shores of a nightmare
I wish you were here
'Cause they say
We say
And we say
Eternity is all used up
And our hell has frozen over
But it ain't that cold
It's warm enough
Sunbathing on the shores of a nightmare
I wish you were here
'Cause they say
We say
And we say
That we're saved
We're saved
That we're saved
Dans MALOCCHIO, MIKE se transforme en personnage timide et obéissant ayant des problèmes d'anorexie qui finira par prendre de l'assurance, faire sortir sa haine et se rebeller contre sa propre mère transforma en l'étranglant jusqu'à ce que ses pieds cessent de donner des coups... Encore toute la noirceur de l'enfance, refoulée, qui ressort dans ce morceau.
Un riff guitare rapide, celui de la basse bien lourd, sur un fond de synthétiseur avec un son organique. La voix de MIKE PATTON est fabuleuse sur ce morceau, avec des bruits de respiration, des cris, une voix chaude et langoureuse, possessive, puis obsédante. Lorsqu'il dit The Earth is my Whore House, my Zoo, c'est à se demander si Marylin Manson n'aurait pas été inspiré pour travailler sa voix sur ses propres chansons, écoutez bien ce passage.
MALOCCHIO
Chew it! Chew it! Chew it to spit it out
Spewing your beings
Chew on history with you
Bloodhound, nose to the ground
Hunting the big game, I'm through
And I want to be more than a stomach on four legs
It's true
So drain me, embalm me
I'm moving to a higher venue
Up the food chain
Up on two
Eat the sky
Stand up straight
On hind legs and cry
Chew it! Chew it! Chew it to spit it out!
And now that I'm standing
Nervous organs dangling from you
I'm blushing like red-roses
The earth is my whore house
My zoo
Chew it! Chew it! Chew it!
Spit it out!
Squeeze your mothers neck
'Til the kicking stops
The memories stop
Chew it, chew it, chew it to spit it out! <i>[X4]
[repeat]
Chew it! Chew it! Chew it!
Spit it out!
HONEYMOON MIKE narre un lendemain de nuit de noces, qui ressemble à une insomnie ou à un état léthargique dans le souvenir des derniers jours paisibles qui semblent ne devoir jamais finir. MIKE insiste une fois de plus sur cet état de demi-sommeil qu'il connaît bien, même si cette fois c'est sur fond de lune de miel, il n'en demeure pas moins qu'il est coutumier des nuits blanches et des lendemains difficiles, accroc à la caféine.
Une basse lente et très présente rythme ce morceau, sur fond de voix nauséeuse, puis la guitare intervient lorsque MIKE chante d'une voix aiguë presque angevine. Un semblant d'effets électro assez bref vient faire un mini break sur cette chanson avant qu'elle ne se termine sur des bruits de respiration excédée.
HONEYMOON
Eyes like piss holes in snow
Heavy breathin' on the phone
Salty clumps of seaweed hair
Blow a kiss and I'm there
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon
Fiances' well padded room
Syrup drips, silky smooth
Holidays in twin beds
These halcyon days will never end
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon
Lilies sway indoors, cool
Compass points away from you
Decide
Decide
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon
Enfin, la chanson LAREDO fait penser vaguement à un western spaghetti, un homme seul et saoul, la flasque qui roule à terre qu'il ne peut plus tenir, comme s'il voulait imager qu'il ne maîtrisait plus l'alcool se rendant compte que son foie est attaqué, c'est sa revanche, il parle de chantage et de pistolet. Le fait de ne pouvoir maîtriser l'alcool ressort également du refrain : THE CAT'S IN THE BAG AND THE BAG IN THE RIVER on a l'impression qu'il décrit que l'homme boit mais que c'est la boisson qui le noie et le cycle est sans fin.
La musique elle-même, par le riff de guitare en piqué fait penser à un western, le chant sur le refrain est agressif, la voix de MIKE s'adapte à la situation de l'homme qu'il décrit, parfois langoureuse et chancelante, parfois nauséeuse et lointaine.
C'est un bonheur presque divin de retrouver sur ce morceau, sur l'introduction et sur certains passages, la voix que MIKE avait, lorsqu'il débutait avec FAITH NO MORE, sur l'album THE REAL THING, et le contraste avec sa voix mûre actuelle laisse un arrière goût de nostalgie mais le mélange des deux est très agréable.
LAREDO
Been shanghaied down in Laredo
The sunshine sticks to the dusty floor
I'm listenin' for the pay phone
A flask rolls in through a hole in the screen door
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Guess you found out that you can't hold your liquor
Keep your eyes shut, it'll go down quicker
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on rocks
Nickels on a squirt gun
The jailbirds sing at the crack of dawn
We got records, they're locked in my head
I gotta a feelin' this deal has gone bad
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Well, put it in the car, got revenge in my liver
Just pass the sign, outside the city limit
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on the rocks
Laredo
Laredo
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Well, put it in the car, got revenge in my liver
Just pass the sign, outside the city limit
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on rocks
NARCOSIS
Une courte fin instrumentale aggrémentée de choeurs envoûtants avec un rythme de guitare lent et joué apparemment avec un bottleneck ; ce qui laisse ce petit quelque chose de westernien semblant dominer LAREDO et qui vient clôturer cet album, après tout le groupe s'appelle bien TOMAHAWK...
En tout état de cause, et après la sortie de cet album de TOMAHAWK, MIKE a précisé :
«En vrai, je vois ce que la haine peut créer comme paroles de chansons, c'est pour cela que j'ai également crée FANTOMAS, pour ne pas faire de la merde de ce genre, je crois que je ne suis pas bon pour ce genre de choses, j'écris souvent sous une forme indirecte comme une métaphore ordurière. La nourriture et le basket sont pour moi d'excellentes sources d'inspiration, si je reviens à la maison pour travailler et que je vois une planche vierge, je ne sais quoi faire, et je commence à devenir nerveux."
Il dira ce qu'il voudra, ses métaphores ordurières comme il les appelle on les apprécie pleinement et on en redemande.
Pou TOMAHAWK la tenue vestimentaire de MIKE PATTON a encore changé puisqu'il a opté pour le style "chicanos" plus latin, parfois cow-boy mais ironique, MIKE préfèrera sur scène arborer des chemisettes remontées jusque sous le torse, dévoilant ainsi son abdomen qui, bien que MIKE soit un mangeur invétéré n'a pas pris un gramme, il a toujours su conserver son physique athlétique, et on ne va pas s'en plaindre.
Enfin et pour finir, la pochette, splendide, de cet album, a une fois de plus, comme pour le premier album de FANTOMAS, été conçue par le grand MIKE en personne ; elle a coûté un prix certain ce qui importe peu à MIKE qui aime comme on sait la perfection, il a d'ailleurs dit :
«Quitte à faire quelque chose, autant le faire le mieux possible. »
De plus, cela montre bien que les finances d'IPECAC vont bon train, il a conçu d'autres pochettes d'albums, toutes de fabrication onéreuse.
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2EME ALBUM : MIT GAS
6 mai 2003
Ipecac
Design de la pochette : Martin Kvamme et Mike Patton
Duane Denison
Mike Patton
John Stanier
Kevin Rutmanis
Le 6 mai 2003, TOMAHAWK nous revient (enfin !) avec un deuxième et nouvel album, MIT GAS... deux mots aux accents teutons, TOMAHAWK vous annonce un contenu nihiliste qui va vous emmener dans les abîmes d'un album non moins ténébreux que son nom.
MIT GAS est totalement différent du premier album TOMAHAWK, le son est presque cristallin, les effets sonores sont nombreux et les paroles percutantes.
C'est un nouveau genre auquel il faut s'attendre, plus peaufiné, encore plus précis, avec un MIKE PATTON au mieux de sa forme, au style moins énervé dans l'ensemble, même si certains passages sont puissants comme on en espère pas moins.
On a une impression de concertation et de discipline pointilleuse des membres du groupe pour former un tout bien homogène, une entente musicale parfaite jusque dans le moindre détail, pas de faux pas sur MIT GAS, c'est l'osmose qui vous berce par sa perfection, vous n'avez plus qu'à vous laisser bercer.
A commencer par une ambiance champêtre avec BIRDSONG, dont l'introduction est remplie de chants d'oiseaux mais il ne faut pas s'y tromper, le reste du morceau est ravageur et vient faire taire les petits pétrats.
Le ton est en effet donné par un doublon basse batterie suivi d'un riff de guitare en arrière et en premier plan, comme un écho, imposant, et la voix de MIKE PATTON qui vous hypnotise par ses paroles qui comme elle le disent, s'immiscent en vous par l'oreille et ce coté malsain de l'emprise de MIKE sur vous, entrant en vous alors que vous ne pouvez que l'écouter, comme paralysé, il imprègne tout votre être et vous tient par les... (lobes ?) comme un chasseur se referme sur sa proie. Sans compter que lorsqu'il dit « Sanctuary », depuis Robert Plant on n'avait pas entendu un souffle aussi long ! Une chose est sûr, après BIRDSONG, vous viendrez lui manger dans la main !
BIRDSONG
I'll feed you now
Whisper low in your ear
The way you look at me when you're hungry
Lay your head down
Shoot a load in your ear
The way you look at me when you're hunted
On a slow drip down
From beak to mouth
Spit it up and ground
I need it now
Cut your sweet sick
So let it feed
Like you're breathing it in
You know I know you want it
Say you want it
Pray you want it
Sanctuary
Cut your sweet sick
So let it feed
Like you're breathing it in
You know I know you want it
Say you want it
Pray you want it
Sanctuary
RAPE THIS DAY est un morceau rapide avec une force incroyable, toute la virilité sale et dévastatrice déversée en un seul et même morceau,. Les guitares sont agressives, limite punk, et la voix de PATTON chaude et puissante.
Tout commence par un grésillement presque de vinyl avec un ch½ur pattonnien pour entamer un riff guitare basique mais efficace, PATTON annonce sa volonté de vous maîtriser et sa détermination à vous dominer. Puis le morceau enchaîne sur un passage puissant et carré avec MIKE qui pousse sa voix comme on apprécie qu'il le fasse.
Puis c'est à nouveau le passage du début avec la guitare accompagnée seule de PATTON avant de prendre la partie énergique du refrain.
Ce morceau est carré, efficace, la voix de MIKE est impeccable, on regrettera juste les 3 minutes 12, on aurait aimé qu'il soit un peu plus long.
RAPE THIS DAY
You're the only one I ever told
That I will rape this day
Got a barking dog
And a smile to tell
And I will hate this day
Sporting the name brands
Clothes make the man
And I will rape this day
Guess a heart won't break
That ain't pumpin' Kool-aid
I got a fighting chance
You know you promised me the last dance
A micro naught in time
This fat twenty-four is all mine
Nothin' but moans and blood
And so my blood counts my loss
You cannot eat just one
A diaphragm revelation
Just want to get some disease
And get your stampin' heart the hell outta here
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
Rape this day
This is your real mouth
Sew it up and fly south
And I will rape this day
I'll blow with you on the ground
Or leave it til the leaves turn brown
And I will pinch and tear
And pull and kick you right there
I'll prod and jerk and stretch
Into a pretty bruise, a cat scratch
Put a rake on your neck
But who would cry or complain?
Compared to the pain of your sorry white vein...
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
Avec YOU CAN'T WIN c'est le combat entre la rage de tout changer et la constatation que cela n'est que de l'utopie, comme une lutte entre un humain partagé entre sa maturité qui lui permet de savoir que c'est en pure perte et son reste d'énergie de teen-ager révolté qui le pousse tout de même à agir.
MIKE commence par une voix masculine et déterminée sur un fond de basse batterie omniprésent, les effets sonores sont nombreux par endroits tant au niveau musical qu'au niveau de la voix.
Le morceau n'est pas au premier abord d'une difficulté notoire, le rythme en est simple et basique mais tous les rajouts qui y ont été faits viennent compléter ce chef d'½uvre dans lequel on retrouve un MIKE PATTON avec une voix tantôt enfantine tantôt homme mûr.
Puis vers la troisième minute commencent les bizarreries pattonniennes avec quelques touches de clavier, basse, guitare, un moment presque féerique après la tempête qui vient d'agiter nos oreilles, avec un peu d'imaginatgion on pourrait se croire dans une forêt tropicale d'où s'écoule une rivière, certains instruments faisant penser à des cris d'oiseaux, c'est sur ces notes que se termine ce majestueux morceau.
YOU CAN'T WIN
Yes if you wanna bleed, then come along with me, we're only half breeds but we'll be home free
So mark your territory, 'cause it's on.
Put your badge on, we're gonna mow 'em down, we've got a feelin', it's even breathin'
We know how cheap our freedom is
Put on my best white shirt, walkin' down the street like a speed ball
Purrin', like a cat out on early parole
Well I'm taking them on, 'cause it's on
And every power abused, and every item consumed. Now it's on, 'cause it's on
The laws of history never led me on 'cause they're clear. 'Cause it's on, and it's on
(It's on)
We are the police and now we're gonna start a riot
(It's on)
Now you'll see just how we're gonna start a riot
We are the police and now we're gonna start a riot
Don't know where to begin, it's all over again, and it's on, it's on
And if you think your free then you'd better believe, that it's on, and it's on
And we'll drink anything If it burns and it's strong 'Cause it's on, and it's on
And the crop of the cream, ain't gonna fuck with me, 'cause it's on, and it's on
And we ain't gonna propagate for you, 'cause it's on, and it's on
We're gonna quit making money 'til it's taken care of, 'cause it's on, and it's on
It's on
We are the police and now we're gonna start a riot
Saw it on TV and now we're gonna start a riot
We are the police and now we're gonna start a riot
Saw it on TV and now we're gonna start a riot
Non moins surprenant, MAYDAY, MIKE aurait-il un message précis à faire passer ou le sentiment de rébellion qui l'anime serait-il habituel, allez savoir. Toujours est-il qu'il prend le taureau par les cornes et hausse le ton. Le rouge est de mise pour ce morceau noir et haineux, qui montre un avenir de néant total et de pouvoir abusif.
Le son dès la première second vous prend aux tripes, c'est une perfection, derrière la batterie dominante doublée d'une guitare agressive, on remarque le moindre petit détail qu'a inséré MIKE PATTON dans ce morceau, le moindre effet de voix ou qu'il a effectué sur sa voix, gigantesque. MIKE utilise beaucoup d'écho dans ce morceau et pousse fort sa voix pour notre plaaisir non dissimulé.
Le bassiste attaque littéralement ses cordes qu'on imagine presque être des câbles, cette chanson est pour moi typique de ce qui peut et doit se jouer en live pour prendre toute son ampleur, juste pour la curiosité de voir tout ce petit monde s'affairer à ne rien oublier de placer au bon endroit au bon moment...
MAYDAY
Kiss kiss, bang bang
Got to have the hanging man
Shock you clean
Till the penal hits the pentane
Free yourself
Because I could shock you down
You kill yourself please?
Because you're already gone
Now in time it seems like I am coming
No drone that says I'm already there
I'm standing on the roof of the world
Mayday
You won't be saved
From the builder in the morning sun
You won't be spared
From keeping at your solitaire
Keep all that soul
Put the freedom in past form
The jokes on you
But now you're living in vain
I'm putting in my 2 weeks notice
As of 2 fucking weeks ago
I'm not in your ranking anymore
Mayday
Décidément le bassiste a la part belle dans les introductions des morceaux de MIT GAS, pour ROTGUT, là encore, c'est la basse qui entame le morceau, et que l'on retrouvera omniprésente sur une bonne partie du reste de la chanson qui est d'une puissance rare par sa noirceur.
Ce morceau vous fait descendre dans l'abîme d'un sale trip dont vous vous demandez à quel moment vous allez pouvoir sortir, vous êtes bien naïfs, on ne ressort pas intact d'un morceau tel que ROTGUT, il laisse un arrière goût dont vous vous souviendrez longtemps. Et le pire ? Vous en redemanderez...
ROTGUT]
In the scrotum of your dreams
You turn your first trick for free
Cocktails, catnip and cocaine
I doubt you'll be in the hot rain
Make a thick squeal
When you cop a feel
It rots your gut but that's not enough for you
Induce the red morning sun
I spit on the cock of passion
My heart beating in your head
I leave coke in the front bed
Sweet honeycomb and lockjaw
Sting like a bee and say aah
Two cats that hung each of our lies
Build it cause soon we're more chaste
L'apothéose, CAPT MIDNIGHT, une réelle performance que cette chanson, CAPT MIDNIGHT va vous conduire vers un océan de larmes tant il est fort et bien conçu.
Le « Wake up, our past stops right now » qui commence CAPT MIDNIGHT, chanté avec une MIKE PATTON à la voix angevine n'annonce qu'une vague de remords plus intenses les uns que les autres et une volonté d'en finir qui n'est pas des plus gaies.
Larmes coulent de mes yeux sans que je ne puisse rien faire pour les en empêcher à chaque fois que MIKE PATTON entonne le passage « Take me away, take me away I gave you the world, it was all for you » [..] pour finir en criant « Stinkin' lies, stinkin' lies, stinkin' lies ».
Pour débuter ce morceau, un duo basse batterie toujours en premier plan, puis une guitare romanesque vient se placer et PATTON s'essouffle comme un chanteur de hip hop, on l'imagine en train de manger son micro, avant d'entonner un passage doux et perforant de tant de beauté, une voix presque féminine de PATTON qui vous berce, c'est un moment de plénitude intense.
Puis c'est parti, on se réveille ! MIKE s'énerve comme un homme qui crie de désespoir en pleurant toutes les larmes de son corps, c'est déchirant et comme je l'ai dit plus haut je ne résiste pas à ce passage. C'est très intime, nous avons chacun des morceaux ou passages de musique comme cela qui nous transportent (avouez !), en ce qui me concerne c'est celui-ci, après tout la musique c'est fait pour ça et il ne faut pas avoir honte de l'avouer.
Enfin MIKE termine avec une voix douce qui vous laisse sur un petit nuage, vous vous laissez porter pendant qu'il vous de "don't be afraid", c'est fabuleux de se laisser porter, mais essayez plutôt, vous aurez l'impression de vous élever.
CAPT MIDNIGHT
Wake up
Our past stops right now
I see light
Must be you
Watch and learn
Burning it blue
Blood boiling
In slow motion
Only shines
Distortion
Don't be afraid
What?
Are you surprised?
I'm stayin' alive, I spit in your eye, Drive a stake in you
Take me away, take me away
I gave you the world, it was all for you
But I'm sick and tired of wasting time, I want mine
Take me away, take me away
I gave you the world, it was all for you
Stinkin' lies, stinkin' lies, stinkin' lies
We'll die, tryin' to live so long
I can't wait
And I should
Leave the phone of the hook
Don't be afraid
Don't be afraid
Don't be afraid
Comment apprécier pleinement MIT GAS sans l'incontournable DESASTRE NATURAL ; on trouve ici un PATTON très sérieux, abordant un sujet qui ne l'est pas moins. Voici un morceau lent sur lequel on entend jusqu'à MIKE reprendre son souffle et c'est ce qui fait toute sa force ; les paroles laissent à réfléchir, surprenant morceau en plein milieu de cet album et dont c'est certainement le but, attirer l'attention, le titre en dit long, les paroles sont du même acabit, il s'agit là d'écologie et nous découvrons un MIKE PATTON engagé sur un sujet tout différent de ceux qu'il aborde d'habitude et l'on ne s'en plaindra pas, cette chanson prend aux tripes. Je vous laisse vous mettre au vert :
DESASTRE NATURAL
Hoy es un día cuando un simple beso
resolvería todo, hacernos a olvidar
el rio se ha secado y esto no es un examen
por ese agujero en mi cielo y esto no es un examen
nuestros campos y bosques están en llamas de arrepentimiento
y a nadie has de culpar y esto no es un examen
los volcanes soplan alto y esto no es un examen
tu tierra sudará rencor y esto no es un examen
La mareo no la tirada con verguenza y arrepentimiento
y a nadie has de culpar y esto no es un examen
es el final...
Redémarrage en force avec WHEN THE STARS BEGIN TO FALL qui est d'une agressivité à toute épreuve, c'est la grande décape ! Un PATTON qu'on imagine aisément se rouler par terre en l'interprétant, on retrouve là toute la force de MIKE dans ses meilleurs jours. Un léger break avec sa voix en fond, puis c'est reparti de plus belle, une orgie musicale totale, bien carrée et énergique à souhait.
Par contre, au niveau des paroles ? si certains d'entre vous ont une idée même vague je mets une option ! S'agit-il d'un viol ? D'un meurtre ? Le secret à ne pas dire, le repentir, tout cela m'échappe et on nage en plein dans le flou pattonnien... des suggestions ?
WHEN THE STARS BEGIN TO FALL
One small blind guy
Watches the other...
I'm looking for you
For it stops at you
What you said is the same thing teacher says
Down on the creek bed
In the big water
See me hide the pearls up your dress
Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
One small blind guy
Watches the other...
One for sorrow, two for joy
Three for a girl, four for a boy
Five for silver, six for gold
Seven for a secret never to be told
Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
One star...
Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
One small blind guy
Watches the other...
Hear that sucking sound?
Circus is in town
What's the lips and what you said to me?
I'm the psycho bit
Murder, admit it
The wire went around and down
Down, down, down
HARELIP, tout la décadence contenue dans ce morceau... c'est énorme ! On nage dans le glauque, l'horreur absolue, on imagine aisément le bistouri, le bec de lièvre, la douleur, la honte puis la haine, la provocation et enfin l'annonciation de ce qui est et ne pourra jamais guérir. C'est d'une noirceur comme on en lit peu, une sorte d'humour jocker.
Quant à la musique elle est d'entrée de jeu mielleuse, lourde, et s'insinue dans vos veines petit à petit pour mieux atteindre vos petits neurones attendris avant de les broyer menus... l'ambiance monte lentement mais sûrement, en même temps que le sens des paroles puis redescend avec MIKE qui donne à fond dans les cris, les effets de voix chaude, féminine, virile puis haineuse, tout l'éventail y passe ou presque, on est brancardés d'un passage à l'autre sans pouvoir bouger, comme pris dans l'engrenage.
HARELIP
I am the harelip
Give me one more kiss
We'll have a mardi gras on deserted streets
Fingers and forceps
Raw meat and muzak
The bubbles in the wine keep the nerves dead
I was awake all through the surgery
The people dancing, laughing, all for me
You sewed me up but it will never heal
Will I forget then learn to smile some day?
Potbellied sick bed
All scars and sweet breads
A lonely vacation, your own Disney parade
It's all that he has
Clamped up by Walkmans
A midnight waiting room
Hear the distant screams
I was awake all through the surgery
The people dancing, laughing, all for me
You sewed me up but it will never heal
Will I forget then learn to smile some day
On enchaîne direct sans transition aucune sur HARLEM CLOWNS où le faux désordre très bien organisé prend toute son ampleur, c'est une liste d'artistes musicaux qui se déroule tout au long de ce morceau.
Les passages de Harlem Clowns proviennent d'un disque appelé Sounds of American Doomsday Cults Vol. 14 (lequel comprend : Elizabeth Clare Prophète & The Church Universal & Triumphant Inc). Le morceau s'intitule Invocation for Judgement Against and Destruction of Rock Music.
HARLEM CLOWNS
"I don't know how to read notes...".
The Cars
Herbie Hancock
Bonnie Tyler
Stevie Nicks
Men At Work
ZZ Top
Paul McCartney and Michael Jackson
Weird Al Yankovic
Cyndi Lauper
Pink Floyd
The Pretenders
Billy Joel
Billy Idol
Elton John
Neil Young
Sheena Easton
Patty Smyth & Scandal
Fashion
Big Country
Morris Day & The Time
John Lennon
Apollonia 6
Reo Speedwagon
David Gilmour
The Rolling Stones
Pat Benatar
Hall & Oates
Rebbie Jackson
Adam Ant
Bananarama
Aktion 13F14 voit un PATTON avec une voix robotique proférer des recommandations de combat pour le moins catégoriques et stratégiques. Le morceau est lourd et lent comme les ordres qui y sont donnés, une répétition en cadence.
Puis lorsque toutes les phases de la leçon sont censées avoir été dites et que MIKE dit with one purpose in mind : to kill, c'est un délire cacophonique qui vous assaille tel l'escadron de la mort ayant décidé de vous mitrailler les tympans à grands coups de décibels puis... plus rien... puis... une mélodie de guitare vient clore cet album fabuleux, sur un fond de PATTON presque gémissant, chantonnant sans ouvrir la bouche ou presque, comme une petite berceuse qui vous apaiserait, enfin ! Ce passage me fait penser à la chanson THIS IS THE END des DOORS avec en fond le décor d'APOCALYPSE NOW, et le coté militaire de AKTION 13F14 entérine assez bien ce concept, on se croirait presque au Vietnam.
AKTION 13F14
Basic principles of hand-to-hand combat:
1. Be aggressive
2. Keep your eyes on the opponent
3. Distract the opponent
4. Disable or be Disabled
I see what you do I keep on my way through
I'll see what you'll be; what you'll do
5. Vary the attack to fit the situation
6. Turn the defense into an unrelenting attack
7. Feel superior to the opponent,
regardless of the latter's size or the evidence of strength
I see what you do I keep on my way through
I'll see what you'll be; what you'll do
You know you will have little time to stop and think,
when engaging in hand-to-hand combat.
Therefore, your actions must be automatic.
Remember, attack aggressively, with one purpose in mind: To Kill.
[la suite bientôt]...