IPECAC

IPECAC
IPECAC comme indiqué dans l'article consacré à FANTOMAS a donc vu le jour avec ce groupe et grâce aux ventes plus importantes que celles prévues, IPECAC a bien commencé.




Après la sortie de FANTOMAS/Fantomas, la discographie de IPECAC a augmenté très rapidement, lançant sur le marché dès la première année six disques dont :


FANTOMAS, Fantomas, le 27 avril 1999
THE MELVINS, The Maggot, le 18 mai 1999MALDOROR, She, le 28 septembre 1999
THE MELVINS, The Bootlicker, le 24 août 1999KID OF WIDNEY HIGH, Let's get busy, le 23 novembre 1999
THE MELVINS, Cry Baby, le 28 février 2000



Site officiel : IPECAC




Les MELVINS avait par conséquent tenu sa parole envers MIKE ; les groupes ayant le plus cartonné en vente étant FANTOMAS et, justement, THE MELVINS en tenant depuis quinze années sur le marché et ayant désormais une bonne quantité de fans.




Tous les groupes intégrant IPECAC sont méticuleusement soumis à l'écoute de MIKE et GREG.



Durant l'année 1999, MIKE a participé comme guest avec beaucoup de compositeurs, tels que :



- JERRY HUNT pour la chanson « I COME » (avec lequel il retravaillera d'ailleurs pour la chanson « SONG DRAPE », qui, soi dit en passant qui sont des chansons étonnamment calmes.

- ses amis de SEPULTURA (le bassiste, le batteur et le guitariste) pour la bande originale du film FREDDY VS JASON sur le single « THE WASTE » (album Sepultura : TRIBUS) :

THE WASTE
Freddy Vs Jason soundtrack - Sepultura with Mike Patton


Is what you want, is what you need
And what you want is what you need
And what you need is really what you want
What you want is what you need
And what you need is really really what you want
Is what you want, is what you need
And what you need is what you really really want
(2x)
I'm wasted (cut your head, cut your head) (2x)
Is what you want, is what you need
And what you need is what you really really want
(2x)
Is what you , is what you see
And what you see is what you really wanna eat
Is what you love, is what you bleed
And what you bleed is ?????
I'm wasted
And I keep falling over
With your head on my shoulder
I'm wasted
Is what you want, is what you need
And what you need is what you really really want
Is what you sow, is what you reap (?)
And what you ???????
I'm wasted (2x)
I'm wasted



et sur la bande originale du film brésilien « NO CARACAO DOS DEUSES » ils ont composé les paroles et la musique de :

PROCURA O CARA

Never say no
To the yes man
You're beginning the question
Forget what your know
You can't say no...
When they call your name
How low will you go?
When no one looks
How low will you go?
Never say no
To the yes man
You're beginning the question
Forget what your know
You can't say no...


Avec JOHN ZORN il participe enfin à l'album « TABOO & EXILE » sur la chanson « BLUE EYES »



Pendant l'année 2000, MIKE, comme à son habitude, a participé en tant que guest à plusieurs groupes gtels que :


Kid 606, sur le disque Down with the scene pour la chanson Secret 4 sale,

MELVINS, sur le disque Cry baby pour la chanson J.I. Goe,




G.I. JOE
Music: Kevin Rutmanis, Mike Patton
Lyrics: Mike Patton

At easy, men
Your brain's in your palm again
Yay, yay
You'll do no harm, my friend
Yay, yay
Will you be my G.I. Joe?
In the boot camp of my soul
In my boots I've dugged a hole
And see I'm a P.O.W. whore
Bow my head and salute the crowd
Together we'll beat this redneck town
Pull the pin and blow me cold
Will you be my G.I. Joe?
Will you be my G.I. Joe?

You've blown mine
Stuck in his heart, yeah
Yay, yay
Don't think too long, my friend
Yay, yay
Yay
Ahaaahaa
Ahaaahaa
Shoot my eyes all full of lead
Cuz my liver is thin like bread
And I faint when I see red
Without this camouflage I'm dead
Pull the pin and blow me cold
Will you be my G.I. Joe? (X7)

G.I. Joe
G.I. Joe
At easy, men
Your brain's in your palm again
Yay, yay
You'll do no harm, my friend
Yay, yay
Will you be my G.I. Joe?
In the boot camp of my soul
In my boots I've dugged a hole
And see I'm a P.O.W. whore
Bow my head and salute the crowd
Together we'll beat this redneck town
Pull the pin and blow me cold
Will you be my G.I. Joe?
Will you be my G.I. Joe?

You've blown mine
Stuck in his heart, yeah
Yay, yay
Don't think too long, my friend
Yay, yay
Yay
Ahaaahaa
Ahaaahaa
Shoot my eyes all full of lead
Cuz my liver is thin like bread
And I faint when I see red
Without this camouflage I'm dead
Pull the pin and blow me cold
Will you be my G.I. Joe? (X7)

G.I. Joe
G.I. Joe



Melt Banana, sur le disque Charlie, pour la chanson Area,

Jerry Hunt, sur le disque Songs Drapes pour la chanson Song Drape 7 I come,

Tin Hat Trio, sur le disque Memory is an elefant pour la chanson Infinito sur laquelle MIKE explore un style opéra. Ce morceau est une surprise puisqu'il n'apparaît pas sur la liste des chansons de l'album, Dans les remerciements du groupe figurent MIKE et TITI, le fait qu'il ait participé à l'enregistrement.

John Zorn, sur le disque « THE BIG GUNDOWN » pour la chanson « THE BALLAD OF HANK MC CAIN sur laquelle il beugle dans le vieux style assez bon de l'ouest,

John Zorn, sur le disque « THE GIFT » pour la chanson « BRIDGE TO THE BEYOND ».



En plus de contribuer à tous ces groupes, MIKE PATTON entretient un raffinement et un goût poussé pour la musique et lorsqu'il entre dans un magasin ils tiennent à ce qu'il fasse une fête ou quelque chose afin de pouvoir l'écouter ; MIKE a une énorme collection de disque chez lui, son premier par exemple a été la bande originale du film « STAR WARS » mais il a également du JERRY REED, une vieille connaissance de la scène country des Etats Unis ; dans sa collection il détient également des artistes tels que :

- George Winston,
- Burt Bacharach
- Melvins (Ozma)
- Boredoms (Wsuper Rotos and Drop Dead by Siege)


MIKE a cependant déclaré une fois que l'écoute d'un disque il y a un certain temps avait changé sa vie : celui d'un brésilien nommé Joao Gilberto ; MIKE a déjà mentionné le fait qu'il aurait réellement aimé faire un duo avec le regretté Franck SINATRA, au moins en jouant des bongos sur la chanson NO ONE CARES. Il recommande des groupes tels que :

- Spk
- Nurse with Wond
- Os Mutantes
- Sade (son favori).


Enfin, MIKE n'a jamais nié son souhait de jouer avec BURT BACHARACH,

En plus de la musique, le passe-temps favori de MIKE sont les jeux vidéo et ses préférés sont :

- NBA 2KI
- JET GRIND RADIO RANK
- CRASY TAXI 2
- 18-WHEELER
- APE ECHAP,
- ODD WORLD.


A la fin de l'année 2000 et au début de l'année 2001, MIKE et le manager arboraient deux années d'existence de IPECAC et ajoutaient de nouveaux groupes à leur liste, tels que :

- Kid 606, album Down with the scene sorti le 20 juin 2000.
- Lucky Star, album Hollywood and the western sorti le 30 mai 2000,
- Melvins, album The Trilogy Vinyl sorti le 28 novembre 2000,
- Melvins, album Gluey Porch Testament sorti le 28 novembre 2000,
- Eddi Def, album Inner Scratch Demons sorti le 20 de mars 2001,
- Melvins, album Colossus of destinity, sorti le 17 avril 2001,
- Ex Girl, album Back to the Monokero sorti le 15 mai 2001,
- Sensational, album Get on my Page sorti le 12 juin 2001.


[...] à suivre


KADAA/PATTON : ROMANCES

2004
Ipecac/Southern


Cet album s'inspire tant de la musique du style épouvante que de la musique classique..

Le norvégien avant-gardiste Kaada n'en est pas à son premier album, composant avant tout des musiques de films, il a déjà sorti sur IPECAC celui intitulé Thank You For Giving Me Your Valuable Time, composé de mixage de bruits.

Mike Patton et Kaada ont en 2003, pendant la tournée de Fantômas avec des Melvins en 2003 enregistré dans des chambres d'hôtel les sons que l'on retrouve sur Romances, le reste du processus étant désormais habituel au moyen d'échange d'enregistrements et de mixages.

A début de l'année 2004, Kaada a estimé que c'était bon mais Mike a quant à lui adressé à ce dernier pas moins de 16 pages pour lui décrire point par point ce qui selon lui n'allait pas et nécessitait d'être revu et amélioré (toujours ce goût pour le perfectionnisme...) Du coup ce sont huit mois qui ont été nécessaires aux deux artistes pour concrétiser Romances, un mélange de musique classique notamment au niveau du chant avec un fond d'horreur à la Fantomas. Les titres de l'album sont en français pour semble-t-il faire honneur à la musique française 1800, il y a du piano et des chants lugubres.

Certains morceaux comme Pensée des morts sont plus soul/funk qui devrait ravir les nostalgiques de Faith No More qui avaient déjà donné dans le genre.

Lors d'une interview de Fantomas, le groupe disait vouloir composer des musiques de films, et voici Mike qui travaille avec Kaada, compositeur renommé, Mike choisit son destin et le mène d'une baguette de maître.

Patton finit l'année 2004 avec Kaada après avoir participé à l'album Medulla de Bjork, tourné avec Rahzel, et j'en passe.

2005 prévoit la sortie du Suspended Animation de Fantomas le 5 avril, un nouveau Tomahawk, sans compter que l'année a déjà débuté avec l'album General Patton vs X-ecutioners.

# Posté le dimanche 20 février 2005 19:44

Modifié le jeudi 31 mars 2005 18:25

TOMAHAWK

TOMAHAWK
Pour reprendre le commentaire de "FANTOMAS" (la belgique nous a rejoint sur ce blog, bienvenue !) c'est vrai que j'ai choisi justement la photo de cet article car pour moi c'est "tout MIKE", pour être plus précis, ce coté doigt d'honneur en gros plan avec un sourire à faire fondre en arrière plan c'est tout ce qui ressort des paroles que MIKE PATTON compose, à la fois sensuel et ravageur, à la fois gémissant et vomissant, c'est un paradoxe à lui tout seul, un contraste entre le noir et le blanc, un double jeu permanent avec lequel on essaie de jongler en s'y perdant bien volontiers car c'est toute cette ambiguïté qui fait qu'on admire MIKE PATTON, l'imprévisible. On aime se faire surprendre à tout moment et je dois dire, on est bien servi !!!

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1ER ALBUM- TOMAHAWK


Tout a commencé en 2000 lors d'un concert de MR BUNGLE dans la bonne vieille ville de NASHVILLE, TENESSEE, auquel Duane Denison, initialement guitariste de JESUS LIZARD ayant rejoint par la suite les membres de HANK WILLIAMS III était présent et voyait MR BUNGLE pour la première fois sur scène.

Il fait la connaissance en fin de concert de Mike Patton auquel il a été présenté, rencontre lors de laquelle MIKE mentionne que les portes d'IPECAC lui sont ouvertes car il aime sa façon de jouer. DUANE DENISON a avoué à MIKE être enchanté et lui a promis de lui donner des nouvelles.

Cette rencontre marquera le point de départ du projet TOMHAWK.

En effet, Duane DENISON a proposé à MIKE d'être chanteur, lui parlant d'un projet auquel MIKE bien que surpris, a souscrit très motivé. Il s'en est expliqué ainsi :

Tout a été surprenant dans cette histoire en effet je l'avais invité à ma maison de disque et lorsqu'il est arrivé j'ai constaté qu'il avait déjà composé une grande partie de la musique et il m'a dit que ce serait moi le chanteur et j'ai pensé, cool, encore une nouvelle aventure, c'était un bon moment d'enfin voir, de l'extérieur, les autres travailler et nous avons convenu que nous allions commencé les ajustements, que la musique était de DUANE.

Il m'a adressé par la suite des cassettes avec la musique accompagnée de guitares acoustiques, je l'ai écoutée et alors enregistrée ma partie, avec les sons ; je pense que c'est réellement la meilleure manière de travailler plutôt que de faire comme les adolescents maintenant vivre comme des rats à jouer du rock dans des caves pendant des mois en buvant de la bière, quand on est plus vieux on devient professionnel et perfectionniste et on attend la même chose en retour des gens avec lesquels on travaille ; beaucoup de gens de mon âge font des choses comme moi, telles ne pas avoir de problèmes de drogue, ne pas faire la fête jusqu'à quatre heures du matin.

TOMAHAWK est un groupe moderne, monté par MIKE PATTON, DUANE DENISON, puisqu'en effet, à l'initiative de DUANE DENISON, se joint au duo son ami JOHN STAGNER (ex-batteur de HELMET) et à celle de MIKE, KEVIN RUTMANIS, bassiste tant des MELVINS que de THE COWS.

Ce premier album de TOMAHAWK a été enregistré dans la ville de NASHVILLE, TENESSEE, en mai 2001 et sort sur le marché le 31 octobre 2001, bien entendu chez IPECAC.

Cet album, contre toute attente, a remporté un grand succès puisque les déjà fans de Mike PATTON sont heureux de son retour bien que ceux habitus à ses projets sont un peu déconcertés par la simplicité de la musique de TOMAHAWK, en comparaison par exemple à MALDOROR où la marge de différence est grande. Mais il en faut pour tous les goûts et c'est la raison pour laquelle le nombre de fans dans le monde entier a encore grossi ses rangs.

L'on ne sait pas ni où ni quand ni comment MIKE a écrit les paroles de l'album qui, comme à l'accoutumée, forme un cumul de mots semblant incohérents desquels ressort un semblant de signification. Les compositions de MIKE PATTON sont à nouveau confuses et l'ambiance est sombre tout comme dans le premier album de MR BUNGLE mais on admire les distorsions de la langue anglaise avec lesquelles jongle à la perfection MIKE PATTON, langue qu'il a perfectionnée à l'université.



Par exemple pour la chanson FLASHBACK, les paroles traitent d'une hypnose régressant de manière progressive jusqu'au stade de l'enfance, stade duquel ressortent des traumatismes affectant le comportement présent.

Riffs de guitare entêtants et réplétifs, comme le tic tac qui ouvre ce morceau. MIKE PATTON vit pleinement ce qu'il chante, jonglant avec les tonalités et les sons différents, mais pas à outrance, juste la dose nécessaire, parfois gémissant parfois criant, haineux, on entre grâce au savoir-faire de MIKE PATTON dans l'univers que décrivent les paroles et l'on plonge alors dans la noirceur des abîmes de l'esprit et de ses souvenirs et lorsque MIKE pousse un cri comme s'il allait tuer quelqu'un, on a vraiment envie de hurler avec lui.

FLASHBACK


Flashback
The dolls, the hide and seek
We dreamed of better things
In the tall weeds
I rolled with you
Flashback
Silhouette of the memory
Your eyes are getting heavy
And when I speak
You sleep on cue
3, 2, 1
Did they make you wear a dress, did the ?
Held you down and tickled you, did the ?
Did they laugh and make you watt, did the ?
They wish they had a little girlie
Come closer, take a look inside
Flashback
Blueprints have been erased
Matchbooks, butterflies, mornings
The grass was wet
I rolled with you
Flashback
Tentecles of my spirit grow
Sit back, relax and hope
The second time ain't like the first
I'm a schoolboy why don't you teach me
Bend over and we'll hush the squealing
Put on the mask and dance for Daddy
Wait for the world to say it's sorry
You show me yours, I'll show you mine
Flashback, flashback
Listen to the song my blood is singing
Listen to the song my blood is drivin', drivin', drivin', drivin' at you


Dans la chanson 101NORTH il s'agit de l'histoire d'un homme qui aime l'auto stop et les ballades en voiture en laissant libre cours à toutes ses pensées, des plus simples aux plus viles, c'est la relation de l'homme avec la route et de tout ce qui peut lui passer par l'esprit lorsqu'il est sur la route.

Là encore le riff guitare est prenant, surtout que d'entrée de jeu, MIKE entâmes dans les aigüs, presque féminin, puis le ton descend, la voix se fait plus masculine pour finir en un SHUT UP convaincant, et l'atmosphère glauque monte en puissance. MIKE utilise encore l'effet d'écho, comme si on l'entendait au loin, puis revient sur une voix d'une sensualité toute féminine. C'est un va et vient permanent de démonstrations vocales qui semblent tout simples mais dont la perfection n'est comme d'habitude absolument pas à mettre en doute.



101 NORTH

Hitch a ride, hitch a ride
Eagles swirl and they pick up the bones?
I'll shut you down like a bank on a Sunday
The engine has no stories to tell
Because there's no-one to tell 'em to
The last drugstore has sold the very last pill
Out on the road and I am high enough, thumb's up
You're pullin' over, gonna pick me up, shut up!
The rusty wiper blades move along, in song
Having a lonely body in your car, shut up
My piece is in your ear
Movin' fast, thinkin' clear
I'll squeeze if you don't steer
And follow the line straighter!
You are the bullet, I am the gun, I won
Screw on the silencer and have some fun
Grey highway, deserting me
Hitchhiking, a pair of high-beams coming my way
Hitch a ride, hitch a ride
Treading water in an ocean of champagne
You blow a sparkplug when you see a drop of blood
And how many joyrides will it take
The sombre spasms habouring
Those pulsing neon hangovers, hang me
It's Friday night, I'm gonna fuck or fight, that's right
This time all I need is one more ride, shut up!
I'm car-jacking on a fine spring afternoon
Don't kid a kidder, don't shit a bullshitter
I'm hotter than the crack you're cookin' up, heat up
I'm colder than the smack you're jackin' up, shut up!
I'm a balloon and I am losin' air, beware
Squeek, ah, squeek
There's blood on me!
Grey highway, deserting me
Hitchhiking, a pair of high-beams coming my way
Hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride
Hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride, hitch a ride...


Une introduction très noire pour POINT & CLICK qui parle de l'emprise qu'un père possessif a sur son fils, lui inculquant ses valeurs de la vie en lui stipulant qu'il sera toujours là pour lui, une sorte d'ange gardien.

Là encore la musique comme la plupart des morceaux de cet album n'a rien d'exceptionnel mais colle parfaitement aux textes et MIKE PATTON transporte son auditeur dans les graves ou les aigus selon qu'il parle du père prêt à tuer pour défendre son fils, ou bien qu'il parle de celui qui s'adresse à son fils tel une entité protectrice céleste, avec une voix douce, presque hypnotisante

POINT AND CLICK


Them scumbags
Them faghags
Short eyes
Dope dealers
Drive-bys
Faith healers
I'll be there
Far away
I'm floating above it all
Be there
I'll be there far away
I'll be there for you
I'll prove the holy road leads to
The snake charmers
The shoe hangers
I'll show you Sunday strollers too
The gangbangers
Spirit channelers
I wanna be the one for you
I'll be the one
I bought a gun
I wanna be the crowning javel
To bad they won't believe me son
I'll be there floating above it all
I'll be there flaming
Waiting for you


Chapeau bas pour le morceau GOD HATES A COWARD, c'est une perfection à l'état pur, qui dénote largement du reste de l'album. Toujours sombre, MIKE filtrant sa voix comme si elle sortait d'un vieux micro et le tempo à la fois très

Pour ceux que cela intéresserait également il existe une animation au format FLASH disponible sur le site IPECAC, les dessins sont dignes de TIM BURTON et d'une rare beauté, il ne faut pas s'attendre à un happy end puisque bien entendu, ce mini clip est comme la chanson, noir et magnifique.


GOD HATES A COWARD


I've sewn my seeds with a metric grosse
No footsteps go beyond it
I'll eat the death
Where the rooster crows
Flesh rodeo, yee-har, it's
Just to push in your teardrops
Make you a cyclops
Breakin' the branches off your family tree
Keep you up like a fluffer girl
Ain't that enough of the
Look in the sewer for my pedigree
Your truly cause repeats its pulse
And makes your tears, if you needed too
Make me blow my brains out
Pointin' the gun
Put my neck in a noose
But I'm hangin' tough
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day, my
Listen closer to your mother
You can hear ocean roar
Sittin' quiet in the corner
Put another record on
God hates a coward, sonny
Got a date with your VCR
Watch another action movie
Dream of me
On the only piano
Wrote the fuckin' concerto
Shoot pool with your eyeballs
Rack 'em up
Make a meal of your asshole
Gnaw on your fat soul
Dipping your heart in my vinegar
Like a million disappeared
Just how long did you think they would live
Prepare yourself
Come on defend
And everyone defend
?
And give me something to kill
I'll never finish my plate
Or I'll burn it up
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day, my
Day, my, day, my, day, my, day my, day, my, day, day, day, my



Dans la chanson POP 1, il est fait ironiquement référence à ce que les groupes peuvent faire pour obtenir un grammy.

J'espère avoir retranscrit fidèlement les paroles mais ce n'est pas chose aisée puisque le son utilisé par MIKE lorsqu'il pousse sa voix est très difficile à percer.

La basse a une part importante dans ce morceau sur lequel MIKE PATTON chante avoir une voix langoureuse, presque mielleuse lors le sentiment des efforts effectués et de l'auto satisfaction est exprimé puis intervient le refrain, d'une vocale comme on les aime, exprimant en un cri vomissant toute la volonté refoulée, presque cachée et qui éclate au grand jour, d'obtenir la récompense à tout prix, ce grammy qui apporterait sept ans de malheur si on le brise.


POP 1

Something's wrong today
I cross the barricade
The police lines evaporate
What will I do with all this empty space
Seas part for my parade
Traffic stops to give me right of way
How will I fill all this empty space?
Just hold my breath and dive in
This beat could bring me a grammy!
[repeat]
The hole is so big and the gap is so wide
Now you're humpin' me
With hip-hop beats every night
Put a cloud up over all I've done
And now I'm coming back
Hit the ball before they're gonna forget
No matter who I am
And see how low I can go
This beat could bring me a grammy
This beat could bring me a grammy!
[repeat]
In the hole all alone
I want a sympathy vote
I'll take a promenade
I'll take the scenic route
And I can't put a band aid over the ? in me
No matter who I am, I fucking am, just can't
Because I'm over remembering her
And her romeo
I wish I didn't know
This beat could bring me a grammy
Voices commemorate
Like wind in dried grass
What will I do with all this broken glass
Seven years of good luck
This beat could bring me a grammy


SWEET SMELL OF SUCCESS évoque, sur fond de ballade toute simple, lune star du type top model en laquelle tout est synthétique depuis son corps implanté, jusqu'à ses yeux pour obtenir ceux d'un mannequin comme une souris de porcelaine dans une vie siliconée.

La voix de MIKE évoque un ton de conseil avisé et plein de compassion bien que les paroles elles-mêmes soient détonantes et percutantes, et sans équivoque sur le milieu de la mode et le rôle des beautés-plastiques.


SWEET SMELL OF SUCCESS

You've got to be the one
Smile of porcelain
Bullet holes in your tongue
Plexiglass bones
Dough of angel's breath
The eyes of a mannequin
Put on a hell of a show
Solid gold
Fresh young face
King of a lovely place
Cynical life
Wash your face
Tryin' to make it better
And we've heard this song before
And the needle skips again
Playin' dominoes with tombstones
Found a graveyard in your drawer
Go and get yourself buried
'Cause your dead, you're dead, you're dead, you're dead
You're skin melts in wax
Woven silk eyelids
The arms of somnambulist
You got your moneys worth
Soul hangs in the closet
Paper mache heart
Put on a hell of a show
Solid gold
Your hate crime
Wasn't loving me
Cynical life
Wash your face
Tryin' to make it better
And we'll never make it better
And we'll never make it better



SIR YES SIR évoquerait le milieu de la pègre, un groupe de preneurs d'otages au sang froid, où ce qui est bon pour tout le monde ne l'est pas pour eux.

La musique arrive sournoisement, comme des pas qui vous suivent, avec la voix de MIKE qui s'insinue doucement dans vos oreilles puis le refrain arrive soudainement en un YES SIR YES SIR pour le moins convaincant.

SIR YES SIR

We all know our place
Like the trophy in the case
We are never known
The wallpaper in the room
We all know the joys
See the beauty of our toy
We are not your song
Elevator, shopping malls
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone
Sir! Yes sir!
[repeat]
We are not the ones
Who will take away your guns
We are not too late
Also transindental pain
We will win the fight
With explosive dynamite
You are never wrong
Like the people in your palm
We will not resist
Simplify it with a kiss
We want victory
Fresh puffed-up celebrity
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone
Sir! Yes sir!
[repeat]
The best of everything is good enough for me, 'nough for me
We are not the ones
Who will take away your sons
We are not afraid
Of a splattering of brains
We won't let them go
With a touch of (?) makes a crime
We see from above
Send a mushroom cloud of love
We salute
We even speak the truth
Shoot a victim man
'Tis a sacrificial lamb
We all want what's free
'Cause we have no memory
We are coming home
We know we are not alone


Les paroles de JOCKSTRAP font référence à la domination sexuelle par la langage avec cette pointe ironique de la fierté de l'homme si sûr de lui.

L'introduction très jazzy avec un riff rock annonce l'introduction de ce morceau lorsque MIKE décrit la situation puis le refrain démarre toujours très viril parfois exprimé en criant parfois avec une voix de crooner lorsqu'il décrit la satisfaction de l'homme vis à vis de lui-même et son esprit de domination, suivant en cela les rythmes sexuels, parfois langoureux et insidieux puis violents et dominateurs.

Le riff guitare du refrain fait penser, à juste titre... à une scène de rodéo.


JOCKSTRAP

Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
Step right up, place your bet
Steeplechase, notice me
I need skin for dancin' in
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
Make my backbone itch
And my tongue will train ya
Like a lash from a whip
I'm here, take a bow
And my tongue will feed ya
Like a lash from a whip
And i'll give you cuts
I won't need you to spit
And if you can't touch my cradle
How do you win?
Because baby, no one's shamed particularly
I dont beat you
But you can stop spreading horse shit
'Cause I'm here to take your fall
I need skin for dancin' in
I know, stop me
Send in the show
I came sharp, clean, smoking
I need you to
Watch me, watch them, watch the future
'Cause I won't hold your pan for you
I pull (teeth?), pull with your might
I'm back, push that geezer for me
Can't you
Can't you level with him?
Catch me
Behind the scene
Hello, you're nice
Better delays
To laugh the days
Know what?
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
I've got the hard-on itch
And I'll buck you off my trailor hitch
And I'll break your fall
Jockstrap. You rap.
G-string. I sing.
You're riding on the tail of a son of a bitch
High in the saddle
Make my backbone itch
And I'll buck you off my trailor hitch
And I'm here to break your fall



Dans la chanson CUL DE SAC, MIKE parle du vieillissement du monde et de la fin de l'éternité.

Le son est vieux et fait penser à une ballade country, la voix elle-même semble sortir d'un vieux micro, presque tremblotante lorsqu'il dit Cause they say, We say, and we say;

On pense facilement sur ce morceau au fait que MIKE n'a pas crée les morceaux mais qu'il a fait les voix, les paroles et adapté les sons et tonalités, il a dû travailler le mixage comme à son habitude pour donner toute crédibilité à la musique par rapport aux paroles qu'ils a insérées.

CUL DE SAC

The world is growin' old
And preparin' for sleep
But you and me are just not gettin' outta bed
Wakin' up
Sunbathing on the shores of a nightmare
I wish you were here
'Cause they say
We say
And we say
Eternity is all used up
And our hell has frozen over
But it ain't that cold
It's warm enough
Sunbathing on the shores of a nightmare
I wish you were here
'Cause they say
We say
And we say
That we're saved
We're saved
That we're saved



Dans MALOCCHIO, MIKE se transforme en personnage timide et obéissant ayant des problèmes d'anorexie qui finira par prendre de l'assurance, faire sortir sa haine et se rebeller contre sa propre mère transforma en l'étranglant jusqu'à ce que ses pieds cessent de donner des coups... Encore toute la noirceur de l'enfance, refoulée, qui ressort dans ce morceau.

Un riff guitare rapide, celui de la basse bien lourd, sur un fond de synthétiseur avec un son organique. La voix de MIKE PATTON est fabuleuse sur ce morceau, avec des bruits de respiration, des cris, une voix chaude et langoureuse, possessive, puis obsédante. Lorsqu'il dit The Earth is my Whore House, my Zoo, c'est à se demander si Marylin Manson n'aurait pas été inspiré pour travailler sa voix sur ses propres chansons, écoutez bien ce passage.


MALOCCHIO

Chew it! Chew it! Chew it to spit it out
Spewing your beings
Chew on history with you
Bloodhound, nose to the ground
Hunting the big game, I'm through
And I want to be more than a stomach on four legs
It's true
So drain me, embalm me
I'm moving to a higher venue
Up the food chain
Up on two
Eat the sky
Stand up straight
On hind legs and cry
Chew it! Chew it! Chew it to spit it out!
And now that I'm standing
Nervous organs dangling from you
I'm blushing like red-roses
The earth is my whore house
My zoo
Chew it! Chew it! Chew it!
Spit it out!
Squeeze your mothers neck
'Til the kicking stops
The memories stop
Chew it, chew it, chew it to spit it out! <i>[X4]
[repeat]
Chew it! Chew it! Chew it!
Spit it out!



HONEYMOON MIKE narre un lendemain de nuit de noces, qui ressemble à une insomnie ou à un état léthargique dans le souvenir des derniers jours paisibles qui semblent ne devoir jamais finir. MIKE insiste une fois de plus sur cet état de demi-sommeil qu'il connaît bien, même si cette fois c'est sur fond de lune de miel, il n'en demeure pas moins qu'il est coutumier des nuits blanches et des lendemains difficiles, accroc à la caféine.

Une basse lente et très présente rythme ce morceau, sur fond de voix nauséeuse, puis la guitare intervient lorsque MIKE chante d'une voix aiguë presque angevine. Un semblant d'effets électro assez bref vient faire un mini break sur cette chanson avant qu'elle ne se termine sur des bruits de respiration excédée.


HONEYMOON

Eyes like piss holes in snow
Heavy breathin' on the phone
Salty clumps of seaweed hair
Blow a kiss and I'm there
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon
Fiances' well padded room
Syrup drips, silky smooth
Holidays in twin beds
These halcyon days will never end
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon
Lilies sway indoors, cool
Compass points away from you
Decide
Decide
Honeymoon
Honeymoon
Honeymoon



Enfin, la chanson LAREDO fait penser vaguement à un western spaghetti, un homme seul et saoul, la flasque qui roule à terre qu'il ne peut plus tenir, comme s'il voulait imager qu'il ne maîtrisait plus l'alcool se rendant compte que son foie est attaqué, c'est sa revanche, il parle de chantage et de pistolet. Le fait de ne pouvoir maîtriser l'alcool ressort également du refrain : THE CAT'S IN THE BAG AND THE BAG IN THE RIVER on a l'impression qu'il décrit que l'homme boit mais que c'est la boisson qui le noie et le cycle est sans fin.

La musique elle-même, par le riff de guitare en piqué fait penser à un western, le chant sur le refrain est agressif, la voix de MIKE s'adapte à la situation de l'homme qu'il décrit, parfois langoureuse et chancelante, parfois nauséeuse et lointaine.

C'est un bonheur presque divin de retrouver sur ce morceau, sur l'introduction et sur certains passages, la voix que MIKE avait, lorsqu'il débutait avec FAITH NO MORE, sur l'album THE REAL THING, et le contraste avec sa voix mûre actuelle laisse un arrière goût de nostalgie mais le mélange des deux est très agréable.

LAREDO

Been shanghaied down in Laredo
The sunshine sticks to the dusty floor
I'm listenin' for the pay phone
A flask rolls in through a hole in the screen door
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Guess you found out that you can't hold your liquor
Keep your eyes shut, it'll go down quicker
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on rocks
Nickels on a squirt gun
The jailbirds sing at the crack of dawn
We got records, they're locked in my head
I gotta a feelin' this deal has gone bad
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Well, put it in the car, got revenge in my liver
Just pass the sign, outside the city limit
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on the rocks
Laredo
Laredo
The cat's in the bag and the bag's in the river
[repeat]
Well, put it in the car, got revenge in my liver
Just pass the sign, outside the city limit
The cat's in the bag and the bag's in the river, now
Stolen from a shoebox
Those sweet snapshots
Blackmail on rocks

NARCOSIS


Une courte fin instrumentale aggrémentée de choeurs envoûtants avec un rythme de guitare lent et joué apparemment avec un bottleneck ; ce qui laisse ce petit quelque chose de westernien semblant dominer LAREDO et qui vient clôturer cet album, après tout le groupe s'appelle bien TOMAHAWK...


En tout état de cause, et après la sortie de cet album de TOMAHAWK, MIKE a précisé :

«En vrai, je vois ce que la haine peut créer comme paroles de chansons, c'est pour cela que j'ai également crée FANTOMAS, pour ne pas faire de la merde de ce genre, je crois que je ne suis pas bon pour ce genre de choses, j'écris souvent sous une forme indirecte comme une métaphore ordurière. La nourriture et le basket sont pour moi d'excellentes sources d'inspiration, si je reviens à la maison pour travailler et que je vois une planche vierge, je ne sais quoi faire, et je commence à devenir nerveux."

Il dira ce qu'il voudra, ses métaphores ordurières comme il les appelle on les apprécie pleinement et on en redemande.

Pou TOMAHAWK la tenue vestimentaire de MIKE PATTON a encore changé puisqu'il a opté pour le style "chicanos" plus latin, parfois cow-boy mais ironique, MIKE préfèrera sur scène arborer des chemisettes remontées jusque sous le torse, dévoilant ainsi son abdomen qui, bien que MIKE soit un mangeur invétéré n'a pas pris un gramme, il a toujours su conserver son physique athlétique, et on ne va pas s'en plaindre.

Enfin et pour finir, la pochette, splendide, de cet album, a une fois de plus, comme pour le premier album de FANTOMAS, été conçue par le grand MIKE en personne ; elle a coûté un prix certain ce qui importe peu à MIKE qui aime comme on sait la perfection, il a d'ailleurs dit :

«Quitte à faire quelque chose, autant le faire le mieux possible. »

De plus, cela montre bien que les finances d'IPECAC vont bon train, il a conçu d'autres pochettes d'albums, toutes de fabrication onéreuse.



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2EME ALBUM : MIT GAS


6 mai 2003
Ipecac
Design de la pochette : Martin Kvamme et Mike Patton
Duane Denison
Mike Patton
John Stanier
Kevin Rutmanis


Le 6 mai 2003, TOMAHAWK nous revient (enfin !) avec un deuxième et nouvel album, MIT GAS... deux mots aux accents teutons, TOMAHAWK vous annonce un contenu nihiliste qui va vous emmener dans les abîmes d'un album non moins ténébreux que son nom.

MIT GAS est totalement différent du premier album TOMAHAWK, le son est presque cristallin, les effets sonores sont nombreux et les paroles percutantes.

C'est un nouveau genre auquel il faut s'attendre, plus peaufiné, encore plus précis, avec un MIKE PATTON au mieux de sa forme, au style moins énervé dans l'ensemble, même si certains passages sont puissants comme on en espère pas moins.

On a une impression de concertation et de discipline pointilleuse des membres du groupe pour former un tout bien homogène, une entente musicale parfaite jusque dans le moindre détail, pas de faux pas sur MIT GAS, c'est l'osmose qui vous berce par sa perfection, vous n'avez plus qu'à vous laisser bercer.

A commencer par une ambiance champêtre avec BIRDSONG, dont l'introduction est remplie de chants d'oiseaux mais il ne faut pas s'y tromper, le reste du morceau est ravageur et vient faire taire les petits pétrats.

Le ton est en effet donné par un doublon basse batterie suivi d'un riff de guitare en arrière et en premier plan, comme un écho, imposant, et la voix de MIKE PATTON qui vous hypnotise par ses paroles qui comme elle le disent, s'immiscent en vous par l'oreille et ce coté malsain de l'emprise de MIKE sur vous, entrant en vous alors que vous ne pouvez que l'écouter, comme paralysé, il imprègne tout votre être et vous tient par les... (lobes ?) comme un chasseur se referme sur sa proie. Sans compter que lorsqu'il dit « Sanctuary », depuis Robert Plant on n'avait pas entendu un souffle aussi long ! Une chose est sûr, après BIRDSONG, vous viendrez lui manger dans la main !


BIRDSONG

I'll feed you now
Whisper low in your ear
The way you look at me when you're hungry
Lay your head down
Shoot a load in your ear
The way you look at me when you're hunted

On a slow drip down
From beak to mouth
Spit it up and ground
I need it now

Cut your sweet sick
So let it feed
Like you're breathing it in

You know I know you want it
Say you want it
Pray you want it
Sanctuary

Cut your sweet sick
So let it feed
Like you're breathing it in

You know I know you want it
Say you want it
Pray you want it
Sanctuary


RAPE THIS DAY est un morceau rapide avec une force incroyable, toute la virilité sale et dévastatrice déversée en un seul et même morceau,. Les guitares sont agressives, limite punk, et la voix de PATTON chaude et puissante.

Tout commence par un grésillement presque de vinyl avec un ch½ur pattonnien pour entamer un riff guitare basique mais efficace, PATTON annonce sa volonté de vous maîtriser et sa détermination à vous dominer. Puis le morceau enchaîne sur un passage puissant et carré avec MIKE qui pousse sa voix comme on apprécie qu'il le fasse.

Puis c'est à nouveau le passage du début avec la guitare accompagnée seule de PATTON avant de prendre la partie énergique du refrain.

Ce morceau est carré, efficace, la voix de MIKE est impeccable, on regrettera juste les 3 minutes 12, on aurait aimé qu'il soit un peu plus long.


RAPE THIS DAY

You're the only one I ever told
That I will rape this day

Got a barking dog
And a smile to tell
And I will hate this day

Sporting the name brands
Clothes make the man
And I will rape this day

Guess a heart won't break
That ain't pumpin' Kool-aid

I got a fighting chance
You know you promised me the last dance
A micro naught in time
This fat twenty-four is all mine
Nothin' but moans and blood
And so my blood counts my loss
You cannot eat just one
A diaphragm revelation

Just want to get some disease
And get your stampin' heart the hell outta here
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
Rape this day

This is your real mouth
Sew it up and fly south
And I will rape this day

I'll blow with you on the ground
Or leave it til the leaves turn brown

And I will pinch and tear
And pull and kick you right there
I'll prod and jerk and stretch
Into a pretty bruise, a cat scratch
Put a rake on your neck
But who would cry or complain?
Compared to the pain of your sorry white vein...

I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day
I'm gonna rape this day



Avec YOU CAN'T WIN c'est le combat entre la rage de tout changer et la constatation que cela n'est que de l'utopie, comme une lutte entre un humain partagé entre sa maturité qui lui permet de savoir que c'est en pure perte et son reste d'énergie de teen-ager révolté qui le pousse tout de même à agir.

MIKE commence par une voix masculine et déterminée sur un fond de basse batterie omniprésent, les effets sonores sont nombreux par endroits tant au niveau musical qu'au niveau de la voix.

Le morceau n'est pas au premier abord d'une difficulté notoire, le rythme en est simple et basique mais tous les rajouts qui y ont été faits viennent compléter ce chef d'½uvre dans lequel on retrouve un MIKE PATTON avec une voix tantôt enfantine tantôt homme mûr.

Puis vers la troisième minute commencent les bizarreries pattonniennes avec quelques touches de clavier, basse, guitare, un moment presque féerique après la tempête qui vient d'agiter nos oreilles, avec un peu d'imaginatgion on pourrait se croire dans une forêt tropicale d'où s'écoule une rivière, certains instruments faisant penser à des cris d'oiseaux, c'est sur ces notes que se termine ce majestueux morceau.


YOU CAN'T WIN

Yes if you wanna bleed, then come along with me, we're only half breeds but we'll be home free
So mark your territory, 'cause it's on.
Put your badge on, we're gonna mow 'em down, we've got a feelin', it's even breathin'
We know how cheap our freedom is
Put on my best white shirt, walkin' down the street like a speed ball
Purrin', like a cat out on early parole
Well I'm taking them on, 'cause it's on
And every power abused, and every item consumed. Now it's on, 'cause it's on
The laws of history never led me on 'cause they're clear. 'Cause it's on, and it's on
(It's on)
We are the police and now we're gonna start a riot
(It's on)
Now you'll see just how we're gonna start a riot
We are the police and now we're gonna start a riot
Don't know where to begin, it's all over again, and it's on, it's on
And if you think your free then you'd better believe, that it's on, and it's on
And we'll drink anything If it burns and it's strong 'Cause it's on, and it's on
And the crop of the cream, ain't gonna fuck with me, 'cause it's on, and it's on
And we ain't gonna propagate for you, 'cause it's on, and it's on
We're gonna quit making money 'til it's taken care of, 'cause it's on, and it's on
It's on
We are the police and now we're gonna start a riot
Saw it on TV and now we're gonna start a riot
We are the police and now we're gonna start a riot
Saw it on TV and now we're gonna start a riot



Non moins surprenant, MAYDAY, MIKE aurait-il un message précis à faire passer ou le sentiment de rébellion qui l'anime serait-il habituel, allez savoir. Toujours est-il qu'il prend le taureau par les cornes et hausse le ton. Le rouge est de mise pour ce morceau noir et haineux, qui montre un avenir de néant total et de pouvoir abusif.

Le son dès la première second vous prend aux tripes, c'est une perfection, derrière la batterie dominante doublée d'une guitare agressive, on remarque le moindre petit détail qu'a inséré MIKE PATTON dans ce morceau, le moindre effet de voix ou qu'il a effectué sur sa voix, gigantesque. MIKE utilise beaucoup d'écho dans ce morceau et pousse fort sa voix pour notre plaaisir non dissimulé.

Le bassiste attaque littéralement ses cordes qu'on imagine presque être des câbles, cette chanson est pour moi typique de ce qui peut et doit se jouer en live pour prendre toute son ampleur, juste pour la curiosité de voir tout ce petit monde s'affairer à ne rien oublier de placer au bon endroit au bon moment...

MAYDAY

Kiss kiss, bang bang
Got to have the hanging man
Shock you clean
Till the penal hits the pentane
Free yourself
Because I could shock you down
You kill yourself please?
Because you're already gone
Now in time it seems like I am coming
No drone that says I'm already there
I'm standing on the roof of the world

Mayday

You won't be saved
From the builder in the morning sun
You won't be spared
From keeping at your solitaire
Keep all that soul
Put the freedom in past form
The jokes on you
But now you're living in vain
I'm putting in my 2 weeks notice
As of 2 fucking weeks ago
I'm not in your ranking anymore

Mayday





Décidément le bassiste a la part belle dans les introductions des morceaux de MIT GAS, pour ROTGUT, là encore, c'est la basse qui entame le morceau, et que l'on retrouvera omniprésente sur une bonne partie du reste de la chanson qui est d'une puissance rare par sa noirceur.

Ce morceau vous fait descendre dans l'abîme d'un sale trip dont vous vous demandez à quel moment vous allez pouvoir sortir, vous êtes bien naïfs, on ne ressort pas intact d'un morceau tel que ROTGUT, il laisse un arrière goût dont vous vous souviendrez longtemps. Et le pire ? Vous en redemanderez...


ROTGUT]

In the scrotum of your dreams
You turn your first trick for free
Cocktails, catnip and cocaine
I doubt you'll be in the hot rain

Make a thick squeal
When you cop a feel
It rots your gut but that's not enough for you

Induce the red morning sun
I spit on the cock of passion
My heart beating in your head
I leave coke in the front bed

Sweet honeycomb and lockjaw
Sting like a bee and say aah
Two cats that hung each of our lies
Build it cause soon we're more chaste




L'apothéose, CAPT MIDNIGHT, une réelle performance que cette chanson, CAPT MIDNIGHT va vous conduire vers un océan de larmes tant il est fort et bien conçu.

Le « Wake up, our past stops right now » qui commence CAPT MIDNIGHT, chanté avec une MIKE PATTON à la voix angevine n'annonce qu'une vague de remords plus intenses les uns que les autres et une volonté d'en finir qui n'est pas des plus gaies.

Larmes coulent de mes yeux sans que je ne puisse rien faire pour les en empêcher à chaque fois que MIKE PATTON entonne le passage « Take me away, take me away I gave you the world, it was all for you » [..] pour finir en criant « Stinkin' lies, stinkin' lies, stinkin' lies ».

Pour débuter ce morceau, un duo basse batterie toujours en premier plan, puis une guitare romanesque vient se placer et PATTON s'essouffle comme un chanteur de hip hop, on l'imagine en train de manger son micro, avant d'entonner un passage doux et perforant de tant de beauté, une voix presque féminine de PATTON qui vous berce, c'est un moment de plénitude intense.

Puis c'est parti, on se réveille ! MIKE s'énerve comme un homme qui crie de désespoir en pleurant toutes les larmes de son corps, c'est déchirant et comme je l'ai dit plus haut je ne résiste pas à ce passage. C'est très intime, nous avons chacun des morceaux ou passages de musique comme cela qui nous transportent (avouez !), en ce qui me concerne c'est celui-ci, après tout la musique c'est fait pour ça et il ne faut pas avoir honte de l'avouer.

Enfin MIKE termine avec une voix douce qui vous laisse sur un petit nuage, vous vous laissez porter pendant qu'il vous de "don't be afraid", c'est fabuleux de se laisser porter, mais essayez plutôt, vous aurez l'impression de vous élever.


CAPT MIDNIGHT

Wake up
Our past stops right now
I see light
Must be you
Watch and learn
Burning it blue
Blood boiling
In slow motion
Only shines
Distortion
Don't be afraid

What?
Are you surprised?
I'm stayin' alive, I spit in your eye, Drive a stake in you
Take me away, take me away
I gave you the world, it was all for you
But I'm sick and tired of wasting time, I want mine
Take me away, take me away
I gave you the world, it was all for you
Stinkin' lies, stinkin' lies, stinkin' lies

We'll die, tryin' to live so long
I can't wait
And I should
Leave the phone of the hook
Don't be afraid
Don't be afraid
Don't be afraid




Comment apprécier pleinement MIT GAS sans l'incontournable DESASTRE NATURAL ; on trouve ici un PATTON très sérieux, abordant un sujet qui ne l'est pas moins. Voici un morceau lent sur lequel on entend jusqu'à MIKE reprendre son souffle et c'est ce qui fait toute sa force ; les paroles laissent à réfléchir, surprenant morceau en plein milieu de cet album et dont c'est certainement le but, attirer l'attention, le titre en dit long, les paroles sont du même acabit, il s'agit là d'écologie et nous découvrons un MIKE PATTON engagé sur un sujet tout différent de ceux qu'il aborde d'habitude et l'on ne s'en plaindra pas, cette chanson prend aux tripes. Je vous laisse vous mettre au vert :


DESASTRE NATURAL

Hoy es un día cuando un simple beso
resolvería todo, hacernos a olvidar
el rio se ha secado y esto no es un examen
por ese agujero en mi cielo y esto no es un examen
nuestros campos y bosques están en llamas de arrepentimiento
y a nadie has de culpar y esto no es un examen
los volcanes soplan alto y esto no es un examen
tu tierra sudará rencor y esto no es un examen
La mareo no la tirada con verguenza y arrepentimiento
y a nadie has de culpar y esto no es un examen
es el final...



Redémarrage en force avec WHEN THE STARS BEGIN TO FALL qui est d'une agressivité à toute épreuve, c'est la grande décape ! Un PATTON qu'on imagine aisément se rouler par terre en l'interprétant, on retrouve là toute la force de MIKE dans ses meilleurs jours. Un léger break avec sa voix en fond, puis c'est reparti de plus belle, une orgie musicale totale, bien carrée et énergique à souhait.

Par contre, au niveau des paroles ? si certains d'entre vous ont une idée même vague je mets une option ! S'agit-il d'un viol ? D'un meurtre ? Le secret à ne pas dire, le repentir, tout cela m'échappe et on nage en plein dans le flou pattonnien... des suggestions ?



WHEN THE STARS BEGIN TO FALL

One small blind guy
Watches the other...

I'm looking for you
For it stops at you
What you said is the same thing teacher says
Down on the creek bed
In the big water
See me hide the pearls up your dress

Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me

One small blind guy
Watches the other...

One for sorrow, two for joy
Three for a girl, four for a boy
Five for silver, six for gold
Seven for a secret never to be told

Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me

One star...

Night crawler, midnight caller
Should've been me, baby don't look down
It should've been me
Night crawler, tightrope walker
Should've been me, baby don't look down
It should've been me

One small blind guy
Watches the other...

Hear that sucking sound?
Circus is in town
What's the lips and what you said to me?
I'm the psycho bit
Murder, admit it
The wire went around and down

Down, down, down


HARELIP, tout la décadence contenue dans ce morceau... c'est énorme ! On nage dans le glauque, l'horreur absolue, on imagine aisément le bistouri, le bec de lièvre, la douleur, la honte puis la haine, la provocation et enfin l'annonciation de ce qui est et ne pourra jamais guérir. C'est d'une noirceur comme on en lit peu, une sorte d'humour jocker.

Quant à la musique elle est d'entrée de jeu mielleuse, lourde, et s'insinue dans vos veines petit à petit pour mieux atteindre vos petits neurones attendris avant de les broyer menus... l'ambiance monte lentement mais sûrement, en même temps que le sens des paroles puis redescend avec MIKE qui donne à fond dans les cris, les effets de voix chaude, féminine, virile puis haineuse, tout l'éventail y passe ou presque, on est brancardés d'un passage à l'autre sans pouvoir bouger, comme pris dans l'engrenage.


HARELIP

I am the harelip
Give me one more kiss
We'll have a mardi gras on deserted streets
Fingers and forceps
Raw meat and muzak
The bubbles in the wine keep the nerves dead
I was awake all through the surgery
The people dancing, laughing, all for me
You sewed me up but it will never heal
Will I forget then learn to smile some day?
Potbellied sick bed
All scars and sweet breads
A lonely vacation, your own Disney parade
It's all that he has
Clamped up by Walkmans
A midnight waiting room
Hear the distant screams
I was awake all through the surgery
The people dancing, laughing, all for me
You sewed me up but it will never heal
Will I forget then learn to smile some day



On enchaîne direct sans transition aucune sur HARLEM CLOWNS où le faux désordre très bien organisé prend toute son ampleur, c'est une liste d'artistes musicaux qui se déroule tout au long de ce morceau.

Les passages de Harlem Clowns proviennent d'un disque appelé Sounds of American Doomsday Cults Vol. 14 (lequel comprend : Elizabeth Clare Prophète & The Church Universal & Triumphant Inc). Le morceau s'intitule Invocation for Judgement Against and Destruction of Rock Music.

HARLEM CLOWNS

"I don't know how to read notes...".

The Cars
Herbie Hancock
Bonnie Tyler
Stevie Nicks
Men At Work
ZZ Top
Paul McCartney and Michael Jackson
Weird Al Yankovic
Cyndi Lauper
Pink Floyd
The Pretenders
Billy Joel
Billy Idol
Elton John
Neil Young
Sheena Easton
Patty Smyth & Scandal
Fashion
Big Country
Morris Day & The Time
John Lennon
Apollonia 6
Reo Speedwagon
David Gilmour
The Rolling Stones
Pat Benatar
Hall & Oates
Rebbie Jackson
Adam Ant
Bananarama


Aktion 13F14 voit un PATTON avec une voix robotique proférer des recommandations de combat pour le moins catégoriques et stratégiques. Le morceau est lourd et lent comme les ordres qui y sont donnés, une répétition en cadence.

Puis lorsque toutes les phases de la leçon sont censées avoir été dites et que MIKE dit with one purpose in mind : to kill, c'est un délire cacophonique qui vous assaille tel l'escadron de la mort ayant décidé de vous mitrailler les tympans à grands coups de décibels puis... plus rien... puis... une mélodie de guitare vient clore cet album fabuleux, sur un fond de PATTON presque gémissant, chantonnant sans ouvrir la bouche ou presque, comme une petite berceuse qui vous apaiserait, enfin ! Ce passage me fait penser à la chanson THIS IS THE END des DOORS avec en fond le décor d'APOCALYPSE NOW, et le coté militaire de AKTION 13F14 entérine assez bien ce concept, on se croirait presque au Vietnam.


AKTION 13F14

Basic principles of hand-to-hand combat:
1. Be aggressive
2. Keep your eyes on the opponent
3. Distract the opponent
4. Disable or be Disabled

I see what you do I keep on my way through
I'll see what you'll be; what you'll do

5. Vary the attack to fit the situation
6. Turn the defense into an unrelenting attack
7. Feel superior to the opponent,
regardless of the latter's size or the evidence of strength

I see what you do I keep on my way through
I'll see what you'll be; what you'll do

You know you will have little time to stop and think,
when engaging in hand-to-hand combat.
Therefore, your actions must be automatic.
Remember, attack aggressively, with one purpose in mind: To Kill.


[la suite bientôt]...

# Posté le lundi 28 février 2005 19:25

Modifié le vendredi 01 avril 2005 06:24

LINKS, tisse ta toile patton !

LINKS, tisse ta toile patton !
Je crée cet article, qui sera mis à jour régulièrement, pour pouvoir vous faire partager certains excellents sites à visiter d'urgence concernant MIKE PATTON.

A commencer par ceux de Shinji, qui nous a rejoints sur ce site, et dont le travail est fabuleux :
forum1
forum2

Faites l'effort de vous inscrire sur Yahoo pour ceux qui ne le sont pas encore, c'est un mini effort qui vous permet d'accéder au deuxième forum mais que vous ne regretterez pas !

L'illustre cv.org, incontournable :
cacavolante

Le non moins excellent bungletofantomas :

C'est ici

On ne peut oublier le site officiel de :
Ipecac

A ceux qui souhaiteraient voir les images de ce qui semble être la future vidéo de Patton dans le cadre de l'album General Patton vs X-Ecutioners :


Ca se passe

Un petit site vachement sympa sur MR BUNGLE :
discovolante

Pour le clip RAPE THIS DAY, il suffit de :

cliquer là ! and click on PLAY

C'est tellement rare de VOIR MIKE PATTON qu'on ne va pas se priver plus longtemps de ces quelques secondes en privé avec lui (pour Lab Productions), surtout qu'il nous fait un gros :

BISOU!!! and click on play



Sur les conseils de Drew, voici sur le site Ipecac déjà mentionné dans les articles, le lien pour visionner des animations flash et autres vidéos : LA! merci Drew ;-)


Voici un site où il y a de très belles photos live :-) clique ici : WOW!

et ici, divers liens au fur et à mesure sur internet :

interview Liability Webzine

# Posté le samedi 05 mars 2005 06:52

Modifié le lundi 23 janvier 2006 05:25

Le poids des mots

Le poids des mots
Je vais tenter de mettre dans cet article quelques "bons mots" ou diverses interviews sans spécialement de rapport avec une sortie d'album ou un projet.

Et je commence par un article paru dans le magasine Hard'nHeavy en 2000 que m'a fait parvenir un des lecteurs du blog "Fantomas" Merci à toi ;-) c'est parti :




Interview tirée de la rubrique "News of the world, le journal du hard"
Hard N' Heavy paru au début de l'année 2000




Nom et prénom
Patton, Michaël

Date et lieu de naissance
27 janvier 1968 en Californie

Profession à ce jour
Pfff, ramasseur de poubelles...

Cinq mots pour décrire ta personnalité
J'en sais rien putain

Mot que tu détestes entendre
Interview

Mot que tu détestes prononcer
Euh, interview ... euh non, journaliste, ha, ha !

Mot, situation ou personne qui symboliserait l'ennui
Bon, je vais essayer d'être plus gentil... disons que je déteste attendre pendant les repas

Rêve ou cauchemar le plus fréquent
Je ne me rappelle jamais de mes rêves ni de mes cauchemars. Sincèrement. C'est un de mes gros problèmes.

N° de téléphone que tu composes le plus souvent
Celui d'une messagerie vocale homosexuelle

Ville, lieu ou situation où tu ne t'es jamais senti à l'aise et pourquoi
L'Angleterre ou l'Allemagne. Uniquement à cause de la bouffe, qui y est franchement mauvaise.

Mot ou expression français(e) que tu apprécies particulièrement
« Suce ma bite »

Chanson pour remplacer l'hymne national de ton pays
« 69 année érotique »

Tu es nommé président de ton pays pour une journée. Quel est ton 1er geste, le 1er décret que tu fais passer ?
Pfff, je ferais des putains de trucs géniaux. Voilà.

Un extra-terrestre débarque sur terre et te demande de décrire les lieux
Qu'est-ce que je lui dirais ?? Euuuh, rentre chez toi !

Où étais-tu le 31/12/1999 à minuit ?
Dans les catacombes à Paris. Tout seul.

Rentrant chez toi, tu découvres un message du pape t'invitant à dîner. Réaction ?
Je lui demanderais ce qu'il a préparé à bouffer.

Tu dois te rendre à l'anniversaire d'une personne que tu détestes cordialement.
Quel cadeau « diplomatique » lui offres-tu ?

Mon Dieu, mais qui est-ce qui invente toutes ces questions débiles ? C'est toi ? (après 30 secondes de réflexion). Une bouteille de Grappa.

Plus grand malentendu à ton propos ou à propos de ton groupe
Lequel de mes groupes (rires) ? Le plus gros malentendu est justement de dire que tous mes groupes se ressemblent.

Désir inexploré à ce jour
La nécrophilie.

Projets pour une vie future
Encore faudrait-il que j'y croie.

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Interview de Mike Patton
Par Alon Miaskovsky (Alternative-Zine)
Date : 15 septembre 2004


AM : Salut Mike ! J'ai cru comprendre que tu es actuellement en studio, sur quoi travailles-tu ?

MP : Je suis en train d'emballer le prochain album de Fantômas (Suspended Animation) et celui de General Patton vs. the X-ecutioners et je suis en milieu de parcours avec l'album de Peeping Tom aussi bien qu'en train de faire une musique pour un jeu vidéo qui va sortir, produit par Rockstar Games.

AM : Quoi de neuf avec Peeping Tom ?

MP : Je récupère des bandes sons tirées des différentes personnes avec lesquelles je travaille et que j'ai à assembler et mixer. Cela prend une tournure meilleure que je ne l'aurais pensé. Il se peut qu'il y ait matière à faire deux albums. Cela devrait voir le jour l'année prochaine (2005).

AM : Que peux-tu nous dire de ta collaboration avec Kaada, et qui et qu'est-ce que Kaada ?

MP : L'album Romances " est vaporeux et mûr avec des airs de romance. John Kaada est un musicien norvégien stupéfiant. Il aime les airs et la mélodie mais les mixe très bien avec des sons modernes et des inspirations plus anciennes. TRES unique. Regardez, pour son disque nous avons commencé il y a deux années !

AM : Tu as récemment participé à un film appelé Firecracker, que peux-tu nous dire à propos de ce film ? Comment t'es-tu investi, et prévois-tu de rejouer dans l'avenir ?

MP J'ai reçu un script par courrier qui était très à part et très cool. Ma partie s'est changée en deux phases 0après que Dennis Hopper ait abandonné. C'est une vraie sale et sombre histoire, j'ai eu des offres de temps en temps mais celle-là m'a saisi et le réalisateur est un mec très intéressant. C'était un vrai challenge. Je suis toujours ouvert pour un challenge, je cherche à faire toujours plus mais seulement si mon agenda musical le permet.

AM : Que peux-tu nous dire sur ta participation sur le nouvel album de Bjork et comment avez-vous été tous deux amené à collaborer ?

MP : Cela a été une expérience intéressante. Nous nous sommes rencontrés à un festival en Europe il y a deux ans. Nous étions fans tous deux du travail de l'autre. Nous sommes tombés d'accord sur le fait que nous devrions travailler ensemble. Un an plus tard, je l'ai vue à San Francisco and elle m'a parlé de tout son concept intéressant d'album vocal, je lui ai dit que j'en serai ! J'essaie de l'intégrer à Peeping Tom et nous avons parlé de tourner ensemble. Elle est celle qui convient. Elle ne se préoccupe pas de savoir ce que l'industrie du disque veut d'elle, elle fait les choses à sa manière. C'est mon genre d'artiste

AM : Que peux-tu nous dire sur la tournée avec Rahzel ?

MP : C'est époustouflant, il est absolument stupéfiant ! Il propulse les gens de son souffle chaque nuit. C'est un show amusant

AM : Toi, le co-propriétaire du label de disque, comment toi et Greg Werckman vous êtes-vous lancés là-dedans et quel genre de groupes signez-vous ?

MP : Nous nous y sommes retrouvés par défaut : Greg (mon manager) chercher un label pour signer Fantômas. Nous avons eu des propositions intéressantes mais pas de la part des gens qui nous intéressaient. Alors nous avons plaisanté à propos du fait de le faire nous-mêmes. Greg a fait tourner un label indien pendant huit ans et travaillait au siège aussi, il avait de l'expérience. Quand les Melvins ont entendu parler de cela, il nous ont dit qu'ils n'avaient pas de maison fixe et aimeraient être de la partie, alors c'est tout simplement arrivé comme cela. J'ai toujours voulu de la liberté créative et il est certain que je l'ai désormais. Nous signons des groupes que nous aimons. Ils sont presque toujours d'un genre très unique, mais au-delà de cela, il n'y a pas de plan pour les types que nous cherchons. Nous avons actuellement du travail et sommes dans l'immédiat très chargés. Cela a été amusant la manière dont certains amis ont appelé lorsqu'on a démarré le label en disant qu'ils voulaient en être eux aussi. Vous traitez bien les artistes et ils reviennent en courant.

AM : Tes projets musicaux ont été de plus en plus expérimentaux et avant-gardistes au fur et à mesure que les années se sont écoulées, quelle en est la raison, et prévois-tu quelque chose ressemblant à Faith No More dans son accessibilité et une possibilité d'écoute d'un public plus large ?

MP : C'est une sale question. Tu penses que Tomahawk est plus expérimental que ne l'a été Mr Bungle ??? Je ne vois vraiment pas les choses en ces termes. Tu peux en être juge. Je ne pense jamais à la quantité de public ou d'audience serait concernée ou quelle est la cible du marché. Une fois que tu fais ça tu fais couler ton art. Les groupes qui se soucient de cela sont voués à l'échec. Je suis pas vraiment intéressé de copier tout cela moi-même. C'est ennuyeux. Moi j'aime le challenge, je suis sûr que tu peux trouver un groupe qui ressemble à FNM si tu cherches assez intensément mais pourquoi vivre dans le passé ?

AM : Tu as fait un large usage de la langue hispanique dans pas mal de tes projets, comment as-tu acquis ta connaissance de cette langue, et prévois-tu de devenir latin, peut-être en détrônant Ricky Martin ?

MP : Je pense que Rick a &été détrôné. J'ai ouï dire que c'était bien démographique de vendre pour penser. HA HA !

AM : Quelle est la situation actuelle concernant Fantômas et Mr Bungle ?

MP :Le nouveau Fantômas sortira en mars et Mr Bungle est mort il y a longtemps.

AM : Quelles furent les raisons de ces longues périodes entre chaque disque de Mr Bungle ?

MP Ce n'était pas un groupe avec lequel il était facile de travailler.

AM : Tes projets musicaux varie du death metal à la pop et le jazz en est un favori certain, et y a-t-il un genre musical que tu refuseras d'intégrer ?

MP : J'aime la musique. Pourquoi se limiter ?

AM : Tu as énormément travaillé par le passé avec Trevor Funn, comment vous êtes-vous rencontrés ?

MP : Nous avons grandi ensemble. Nous étions tous deux des danseurs de secours pour Electric Light Orchestra de retour en journée.

AM : Tu as fait des concerts en Israël avec Faith No More il y a quelque temps, que te rappelles-tu de ces concerts et du pays lui-même ?

MP : Ce fut époustouflant ! Un pays très intéressant. C'est la meilleure partie de la tournée. Si tu as le temps d'explore c'est valable mais habituellement tu ne l'as pas.

AM : Tu sembles être passionné par les films, en faisant des morceaux à thèmes avec Fantomas et maintenant en endossant toi-mêler le rôle d'acteur, quel est le genre que tu définirais comme ton préféré ? Et s'il t'était donné une chance, avec quels réalisateurs aimerais-tu travailler ?

MP : Oh moi j'aime tous les types de films. Particulièrement les vieux films. Les films d'espionnage. J'aimerais travailler avec David Lynch bien entendu.

AM :Tu as commencé avec des groupes à fortes influences métal, quels ont été les artistes qui t'ont influencé lorsque tu as débuté ?

MP : Slayer et les groupes de punk.

AM : Quels groupes actuel écoutes-tu ?

MP : Bjork, Willie Nelson, Kid Koala, the Locust, Melt Banana.

AM :Tu as travaillé très frénétiquement depuis un long moment maintenant,, fais-tu un break de temps en temps ? En ne faisant rien d'autre que de bailler aux corneilles et réchauffer le canapé familial ?

MP : J'aime regarder et faire des jeux vidéo de basket ball, en mangeant.

AM : Voilà, merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.

MP : Merci à toi et reste connecté sur www.ipecac.com pour tous détails.



Interview de Mike Patton
Par Deadwinter
Date : 15 novembre 2001
(Après le concert de Tomahawk à Carrboro, NC)


Deadwinter: Je pense que je vais commencer avec les paroles de Tomahawk. Y a-t-il là comme...

MP: Mauvaise question.

Deadwinter: (souriant) Mauvaise question ?

MP: J'ai écrit un ensemble de substances qui sonne réellement bien et c'était direct, jusqu'au bout, dépouillé, même si parfois cela ne voulait rien dire.
.
Deadwinter: Alors pas d'élément commun, juste comme un...

MP: Pas vraiment, je veux dire, tu sais, chaque chanson, je pense, est différente, est une sorte d'ordre qui lui est propre.
.
Deadwinter: Je les aime, elles sont vraiment fantasmagoriques, mais pleines de puissance en même temps...

MP: Merci ! Ouais... je voulais les rendre vraies, ouais, elles sont habituellement une sorte de... je ne sais pas. Je n'aime pas écrire des paroles pour être honnête avec toi, et je ne pense pas être très bon pour cela. J'ai toujours écrit de manière très indirecte, une sorte d'ordure métaphorique. Et je voulais avec ce projet écrire quelque chose de vraiment, juste quelque chose de "GHSEE, GHSEE", tranchant jusqu'à l'os. Même si je pensais que cela risquait de n'avoir pas beaucoup de sens, je voulais écrire quelque chose qui sonne vraiment, une sorte de cognée sur du métal, une sorte de...

Deadwinter : Est-ce pour cela que tu fais beaucoup de substances faites de bruits au lieu de mots, comme sur le premier album de Fantômas ?

MP: Ah, ouais, ça ressemble plus à une question musicale, je ne pensais pas qu'il y ait une place pour ça ou que cela était nécessaire dans la musique. Cette substance est tellement posée et compliquée et elle bouge si rapidement que les mots ne seraient rien d'autre qu'une distraction.

Deadwinter: J'ai ouï dire que vous aviez fait une composition pour Kenneth Anger Films...

MP : Ouais, on l'a fait sur HALLOWEEN.

Deadwinter: Es-tu un grand fan de Keneth Anger ?

MP: Vraiment oui alors...

Deadwinter: L'imagerie qu'il crée semble coller avec votre musique je pense..

MP: Ca a été grand, vraiment marrant. On nous a demandé de le faire, c'était un avantage pour lui de faire un nouveau film. Je ne suis pas le genre de mec amicalement avantageux. En fait, c'était la première fois de ma vie que je faisais cela. Je n'aurais pas pu être plus heureux, putain c'était tellement grand. Nous avons joué LUCIFER RISING et un panel d'autres films, c'était très très cool.

Deadwinter : C'est cool.

MP: Ouais, ça a été une bouffée d'air. Je l'ai rencontré, un mec très sympa, j'ai augmenté un paquet de tune pour lui.

Deadwinter : Je ne savais pas qu'il faisait encore des films.

MP : Moi non plus,moi non plus. Il est très âgé, et il n'est probablement pas dans le circuit pour encore très longtemps. Alors si je peux contribuer en quelque sorte à lui permettre de faire plus, je mourrai heureux.

Deadwinter : Tu es un gros mangeur de films à ce que l'on dit.

MP : Je le suis, j'aime le cinéma.

Deadwinter : Alors quels sont certains de tes films préférés ?

MP : Ca dépend, je regarde beaucoup de films. J'essaie de regarder un ou deux films par jour tu sais. Quand je suis sur la route c'est un peu plus dûr mais j'ai un lecteur DVD portable et comme ça je gère mieux cela. Quand je suis à la maison, je regarde beaucoup de films. Qu'est-ce que j'ai vu dernièrement, comme au théâtre ? Comme nouveaux films ?

Deadwinter : Juste n'importe quoi, aimes-tu aller encore au théâtre ?

MP : Oh ouais, c'est clair, j'y vais tout le temps. Beaucoup de daubes, mais je pense que GHOST WORLD était bien, juste parce que je connais ces comiques. Quoi d'autre ? Mmm, grrr, je n'en ai pas vu d'autres dont je me rappelle réellement.

Deadwinter : Quel est juste ton film favori, celui que tu aimes par-dessus tout ?

MP: (remue la tête)

Deadwinter: Tu ne peux pas le dire ?

MP: Des millions. Il n'y en a pas un pour définir toute chose tu sais, cela dépend, il y a les films noirs français, les merdes chinoises de Hong Kong, ou...

Deadwinter: Aimes-tu Harmony Korine ?

(NDLB : http://www.harmony-korine.com/paper/main/news.html)

MP: Ouais ouais, il est bon. J'ai bien aimé Gummo. Ca ne m'a pas tué mais, laisse-moi y songer un peu maintenant, je ne sais pas. J'ai vu un récent film japonais que j'ai trouvé bon appelé BROTHER, tu l'as vu toi ?

(NDLB : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26283.html)

Deadwinter: Euh-Euh

MP: Avec B. Takeshi, c'est une sorte d'acteur japonais connu. VIOLENT COP était l'un de ses films connus. BROTHER c'était vraiment bien, vraiment vraiment bien. Euh, Khe Khe, Euh, Khe Khe, Euh. As-tu vu IN THE COMPANY OF MEN ?

(NDLB : Violent Cop : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15910.html ; In the Company of Men : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12091.html)

Deadwinter: Ouais, actuellement...

MP: Il est sorti il y a cinq ou six ans. Je l'ai vraiment aimé, c'était grand.

Deadwinter: C'était bon oui.

MP: Très bon, et personne n'a jamais parlé de ce film. C'est très peu commercial (rires). Je pense que c'est très cool. Quoi d'autre ? Hmm, as-tu vu THE RAPTURE ? Il y a environ six ou sept ans ? Un truc étrange, religieux, une sorte de film culte. C'est très bon. Un film appelé THE LIFESTYLE à propos de chanteurs suburbains, un documentaire sur la scène du chant suburbain ?

(NDLB : The Rature : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44015.html ; The Life style : http://movies.yahoo.com/shop?d=hv&cf=info&id=1800353697)

Deadwinter: J'en ai entendu parler, je pense, mais je ne l'ai jamais vu. C'était bon ?

MP: Excellent.

Deadwinter: Alors, quoi de neuf dans tes futurs projets ? Tu as Mr Bungle qui semble dormir, comme tu as dit la nuit dernière.

MP: Ouais.

Deadwinter: Alors c'est ce qui ne va pas arriver c'est un truc comme ça ?

MP: Ouais.

Deadwinter: Et alors, le Fantomas...

MP: On prépare un autre album pour l'année prochaine...

Deadwinter: Est-ce que c'est le truc genre groupe Melvins/Fantômas ?

MP: Oh non, en plus de celui-là, celui-là sortira au début de l'année prochaine. C'est un truc fait, terminé. Nous l'avons enregistré live.

Deadwinter: C'était comment ?

MP: On a juste joué live et un couple de personnes l'ont enregistré. J'ai pensé en moi-même « Je haie les enregistrements live mais c'est un projet très capricieux et je ne sais pas si cela arrivera une fois encore dans l'avenir, le son est très bon une fois enregistré. Et j'ai juste baissé la tête en disant, ok, cool. Parce que je suis en temps normal très paranoïaque et protecteur concernant les choses que j'enregistre et recherche la meilleure qualité, en tout d'ailleurs. Il y a des erreurs ici, je vais les mettre comme ça, etc. Mais c'est OK et intéressant, c'est un bon disque.
Et comme j'ai dit, c'est assez étrange et assez unique, et assez spécial ; aussi loin que je puisse revenir en arrière je me dis, tu sais quoi ?, cela a besoin d'être documenté.

Deadwinter: Ok, Lovage. C'était comment à concevoir ? C'était complètement comme quelque chose que je n'avais jamais écouté auparavant dans ce que tu fais, comme si tu étais un membre d'un Portishead sexuel ou autre. J'ai trouvé ça bien pensé.

MP: Bon disque ouais. [Dan The Automator] est vraiment un type intéressant.

Deadwinter: Comment as-tu accroché avec lui ?

MP: On habite la même ville et j'avais un autre projet et je lui ai demandé de m'aider...

Deadwinter: Peeping Tom.

MP: Ouais, et il a dit "Ouais, je le ferai, mais j'ai cet autre truc, tu veux m'aider ?" Et j'ai dit un truc du genre "Sûr !" Je savais quoi faire, et c'était très simple. Je l'ai fait en deux jours.

Deadwinter: Allez-vous jouer ?

MP: Ouais, je pense que nous allons faire la nouvelle année à San Francisco. Ce sera une première, ça devrait être fun. Et on va probablement tourner, je pense que c'est assez bon et assez intéressant et je pense que cela devrait être un bon show.

Deadwinter: Cool ! Ok, encore une dernière question pour changer de rubrique. As-tu un bouquin préféré ? N'importe quoi, lis-tu beaucoup ?

MP: En ce moment ? (se mouillant les lèvres). C'est tout ce que je peux dire.

A ce moment un mome, entre en espérant prendre une photo avec Mike et l'interpelle.

Kid: T'es trilingue non ?
MP: Bi.

Kid: Bi ? Espagnol ou anglais ?
MP: Italien.

Kid: 'Ave Satani'? (faisant référence à l'album de Fantomas/The Omen theme song). C'est pas dans...
MP: Ca c'est du latin, mais je parle pas latin.

Kid: Espagnol c'est ma première langue.
MP: Je vois ouais, ouais, je comprends l'espagnol mais je ne le parle pas très bien, je parle italien.

Kid: Vraiment ? Ce sont tes origines ?
MP: Du tout.

Kid: T'es quoi ?
MP: Je suis un grand homme désordonné (mâchant), Je suis plus chinois en ce moment.

Kid: Je suis 100% Hondurien, mon premier mot a été 'avignon'.
MP: Avignon! Avion.

Kid: Et ma mère s'est mariée avec un Marine, a déménagé aux states et j'ai tout perdu.
MP: Eh. Tu peux le faire revenir, ça.

Kid: Ca pue assez, j'ai que des D en espagnol. Mais je peux parler au prof.
MP: Ah ouais ? Ça arrive. Je dirais juste, va quelque part et parle..

Kid: Paraît que c'est la meilleure façon d'apprendre ouais.
MP: C'est comme ça que j'ai appris moi.

Kid: On m'a dit que ta femme ne parlait pas un mot d'anglais.
MP: Si.

Kid: Totalement italienne.
MP: Elle parle anglais. Mais de toute façon, excuse-moi mec, Je suis en pleine interview.

Deadwinter: Alors comment a été l'expérience avec Tool ?

MP: C'était bien, ouais, Umm

Deadwinter: J'ai roulé jusqu'à Charlotte pour vous voir les mecs, les gens me bottaient le cul parce que j'étais trop excité. En tout cas j'étais comme pas mal de gens, à ne jamais avoir entendu quelque chose comme Fantomas avant d'avoir été exposé à CA !

MP: En tout et pour tout je pense que cela a été une bonne chose et j'en espérais bien pire. Je m'attendais à des huées genre "YEAH FUCK YOU, FUCK YOU!". J'ai déjà pratiqué ce genre de situations et je me suis dit que je garderais les yeux ouverts, que ça risquerait d'être brutal, mais bref, je vais le faire. Et en fait j'ai été plus à l'aise que je ne l'aurais pensé, ils étaient super polis.

Deadwinter: Ouais pour la plupart. Mais certains...

MP: Yeah. Oui mais enfin, j'ai déjà encaissé des bouteilles dans la tête, là ce n'était rien. Ce fut un succès inespéré et quand j'ai vu les ventes, nous avons vendu beaucoup de disques durant cette période. Alors tu sais quoi ? C'était tout bénef. Et ces gars sont top, grands, il nous ont traité très bien, c'était amusant et agréable.

Deadwinter: Wow.

MP: Et beaucoup de groupes de ce niveau ne l'auraient pas fait.

Le mome de tout à l'heure revient et interpelle Mike de nouveau, cette fois avec un appareil à la main.

Kid: Tu haies cette merde de photo non ?.
MP: C'est clair

Kid: Merci mec.
Kid 2: Tu peux la signer ?
MP: Bien sûr, mais attends deux secondes.

Deadwinter: quel est ton regard vis à vis des drogues ?

MP: Fais ce que tu as à faire. Je n'ai pas à porter de jugement. Personnellement, ça ne compte pas trop pour moi, mais, tu sais, j'ai mes propres drogues. Chacun fait pareil, quelles qu'elles soient. Tout le monde en a.

Deadwinter: Qu'elles soient légales ou non.

MP: Parfait, tu l'as dit. Alors je dirais juste : « Hey, fais-le pour toi-même » personne ne devrait te dire ce que tu as à faire de cette merde. Tout le monde va le faire, prochainement ou non, tout le monde le fera, quoi que ce soit. Ils vont le faire et s'ils ont ne serait-ce qu'une moitié de cerveau, ils le feront pour eux, eh, c'est la vie.

Deadwinter: Et sinon, ils crèveront quelque part.

MP: Sinon, tu mérites de mourir putain

Deadwinter: Voilà, c'est aussi ce que je dis.

MP: Excuse mais c'est la vérité. Putain. Evan Dando peut se tuer, je m'en fous tu sais ? Qu'il aille se faire foutre. Je m'en tape de ce genre de junkie qui gémit du blues. Tu sais quoi ? Prends ta dose enculé, je m'en branle. Si t'es pas foutu de gérer ça maintenant, pourquoi le reste du monde devrait pleurer ? Bref, c'est mon avis.

Deadwinter: Y a-t-il des musiciens, quels qu'ils soient, qui comptent pour toi ? Des groupes dont tu dirais...

MP: Groupes ? Non pas tant que ça non. Mais quelques uns, je pense que Melt-Banana sont très bons, grands. J'aime ce groupe, Enon, ils sont intéressants.

Deadwinter: Ce nom m'est familier.

MP: Ouais, écoute-les c'est très bien.

Deadwinter: Je sais que tu es branché avec Dillinger Escape Plan, alors ?

MP: Ouais mec, ils font partie des bons.

Deadwinter: Qu'est-ce qui va se passer de ce coté-là ? Sais-tu si tu vas avoir le temps de travailler sur leur EP?

MP: Oh ouais, je vais le faire. Je dois y venir dans quelque temps. J'ai fait quelques morceaux déjà, des enregistrements, et je dois en faire quelques autres.. . Juste une sorte de glissement dans la fente, j'ai ces autres choses pour lesquelles je me suis engagé déjà. Je ne suis pas leur nouveau chanteur, je ne tourne pas avec eux, je fais pas partie du groupe. On fait juste un EP ensemble. C'est tout et je m'en vais.

Deadwinter: Instrumentalement, ils sont à l'aise parmi les meilleurs groupes du moment.

MP: Oh, ils sont amusants, mec. En termes de scène, ils décapent. Pas de doute, ils vont déchirer, ils ont une top liste.

Deadwinter: Ouais c'est grand mec. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me parler un peu, c'était un réel plaisir.

MP: Pas un problème. Take care.

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Autre interview :

Bon, histoire d'en rire, à questions nases, réponses débiles (et encore, Mike s'en sort bien, pourtant rien de bien inspirant dans ces questions, on se croirait chez Ardisson..., voici pour le fun

Quoi de neuf ?

Je suis en tournée mondiale avec Fantômas (14 avril à Montréal, 15 avril à Toronto). Le nouvel album, Suspended Animation sort en avril. (Ipecac) vient juste de produire General Patton vs. The X-ecutioners et une collaboration avec le norvégien Kaada pour l'album appelé Romances. Je suis également en train de travailler sur un jeu vidéo et un film, et je travail sur mon projet Peeping Tom.

Quelles sont tes occupations courantes ?

Basket NBA et la bouffe.

Pourquoi vis-tu là où tu vis ?

As-tu déjà été à San Francisco ?

Nomme quelque chose que tu considère comme une oeuvre d'art du changement de l'esprit :

Grand Theft Auto: San Andreas.

Quel a été ton motif d'inspiration ou le plus mémorable ?

J'ai vu G.G. Allin en live une fois.

Quels ont été les hauts et les bas de ta carrière ?

Le top de ma carrière devrait être d'avoir sorti un CD de Kids of Widney sur mon label, Ipecac Recordings. Le point faible, derrière les choses de ce questionnaire, serait le Shaq commerçant des Lakers, au Miami Heat. Cela a changé le cours de ma carrière.

Quelle est la chose la plus moyenne que l'on t'ait déjà dite ?

Buzz (Fantômas, Melvins) une fois, m'a dit qu'il pensait que mon équipement était à chier pendant que nous étions sur scène Des Moines dans l'Iowa.

Quel conseil t'a-t-on déjà prodigué dont tu n'aies pas tenu compte ?


Crève !

Qu'est-ce qui te ferait virer quelqu'un de ton groupe ou du lit ? et l'as-tu déjà fait ?

N'importe qui qui boufferait des crackers sur scène ou au lit. Pourquoi crois-tu que Faith no More a splitté ?

A quoi penses-tu lorsque tu songes au Canada ?

Ces deux débiles avec des bonnets de ski qui disent tout le temps "Eh". Bob et Doug ou Tom McKenzie ou un truc du genre.

Quel est ton sentiment concernant la piraterie sur internet ou autre ?

Je pense que Johnny Depp l'a cloué dans ce film. Pas sûr de la raison pour laquelle ils ont eu à faire une suite mais j'aime les pirates. Dans les films, les livres, sur internet, j'espère le retour des pirates d'autrefois. Arrrrrrrrrrrrrr!

Quel a été ton jour de travail le plus mémorable ?

Un essai sur un plateau de cinéma.

Comment te corrompts-tu ?

Je prends un bain dans tu lait autrichien...

Si je ne jouais pas de musique, je serais ?

Meilleur que je ne le suis maintenant.

Quelle est ta plus grande peur ?

Obtenir ces questionnaires de mon agent de presse.

Pour quelle raison tu le mets ou tu l'enlèves ?

Si je suis bien, j'aime l'enlever, mais s'il commence à faire frais, alors je le mets.

Quelle a été ta rencontre la plus bizarre avec une célébrité ?

J'ai été châtié par Axl Rose. Est-ce encore une célébrité ?

Qu'est-ce que ta mère souhaitait que tu fasses ?

Vivre à la maison.

Quels seraient tes invités à dîner idéaux, vivants ou morts, et que leur servirais-tu ?

Tu as dit que c'était quoi leur nom déjà ? T'as déjà goûté un sandwich de merde ?

S'il t'était donné la possibilité de choisir, comment aimerais-tu mourrir ?

En faisant la chose que j'aime le plus dans ma vie, Doing the thing I love most in life... en tondant ma pelouse...



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Autre interview



Independent Study: Comment John ZORN est-il entré dans ta vie et comment avez-vous commencez à collaborer tous les deux ?

Mike Patton: Je me suis approché de lui avec l'idée de travailler ensemble sur l'un des premiers enregistrements de Mr. Bungle. J'étais un fan de lui avant cela et j'avais certains de ses disques et je pensais, bon, ce mec pourrait m'apporter quelque chose et nous n'avons jamais fait de disque avant, alors nous étions infiniment ignorants de ce que nous devions faire dans un studio et comment opérer.

IS: Alors c'était la première fois que vous deviez aller en studio pour faire quelque chose?

MP: Ouais, exactement.

IS: Il a pour le moins un grand nom et l'obtenir pour votre premier enregistrement studio a dû être quelque peu intimidant.

MP: C'est clair que je n'ai pas su mieux faire (eires). Si j'admire la musique de quelqu'un, je me lève pour aller voir cette personne et lui dire que j'aime ce qu'elle fait. C'est exactement comme cela que j'ai commencé initialement. J'ai été à un de ses concerts et je l'ai coincé et je lui ai dit : 'écoute ceci, je pense que ça devrait te plaire et j'aimerais que tu bosses avec nous'. Et il est revenu vers moi par la suite et nous sommes en quelque sorte devenus de très proches amis depuis.

IS: Je parle de lui car votre nouvel album est probablement la version la plus étroite et la plus réussie de ce qu'il ait fait, tout au long des lignes de Naked City. C'est tellement complet pour moi, je trouve. Comment cela s'est-il goupillé alors qu'il y avait la collarboration avec the X-Ecutioners, et comment cela a-t-il commencé et comment as-tu terminé de composer ?

MP: Euh... attends, voyons voir.... (rires), tu es en train de me dire que tu as aimé ce disque mais j'étais en train de m'embrouiller en essayant de comprendre duquel tu parles ! (rires).

IS: J'ai du mal à imaginer ce qu'est ta vie maintenant. Tu as tellement de trucs en cours que cela doit être difficile de garder le cap. Mais ouais, ça concernait l'album de the X-Ecutioners.

MP: J'y suis. OK, merci (rires). je m'étais trompé avant.

L'apprentissage de la turn-table :

IS: Alors après avoir travaillé avec Dan the Automator, endossé le rôle de turn-table man et toutes les réjouissances et craintes du Death metal... comment ces influences multiples ont-elles influé sur toi ces dernières années dans le cadre de ton oeuvre de composition ?


MP: Eh bien, j'ai voulu faire un album turntable probablement durant six ou sept ans et je ne savais pas exactement comment j'allais le faire putain.... . Pendant tout ce temps, j'ai joué avec beaucoup de mecs différents, et c'était un moyen pour garder le pied dans le plat. C'était genre, OK, je suis fasciné par l'instrument et je sais qu'il y a des mecs qui sont des maîtres en la matière. Je dois m'y mettre et apprendre un peu pour voir ce qu'il est possible de faire avec, ce que font les gens, quelles sont les zones de confort des gens et si oui ou non je pourrais écrire pour un truc pareil.

IS: As-tu appris une quelconque technique de turn-table ?

MP: Oh que non ! moi-même ? Non. Non. Je connais encore mieux (rires). Je regarde ces mecs faire ça et je m'en vais en me prenant la tête là-dessus. Alors j'ai joué avec un couple de mecs différents, et j'ai joué avec the X-Men individuellement et j'ai vraiment beaucoup aimé leur attitude. Un paquet de mecs étaient grandioses et réellement techniques et super performants, ils avaient un 'langage' qui leur était propre ; mais ils étaient ouverts à tout essai si nécessaire, mais étaient-ils ouverts à faire des trucs complètement différents de ceux qu'ils font d'habitude ? Pas beaucoup l'étaient. Et il n'y avait vraiment pas de raison pour moi de faire un album turn-table ainsi. Je ne pouvais pas faire ça.

IS: Ouais donc tu ne veux surtout pas forcer quelqu'un qui n'est pas dans le même esprit du tout...

MP: Ces mecs avaient cet appétit. Je pouvais le voir dans leurs yeux. Ils n'étaient pas nécessairement malades de ce qu'ils faisaient mais étaient vraiment vraiment prêts à aller quelque part, vraiment ouverts. Au départ, ce que je leur ai demandé de faire : je leur ai dit 'voici une caisse de disques'. Initialement donc je leur ai donné une caisse de disques et je leur ai dit 'Ca, c'est votre palette... Je veux que vous l'utilisiez comme votre pinceau et que vous fassiez votre truc avec, mais faites le avec un panel de différents sons'. Je pense que principalement, un maximum d'artistes de turn-tables utilisent toujours les mêmes sons, encore et encore, et ils finissent par tourner en rond, c'est du recyclage. Il y a pourtant un très lourd potentiel avec ce matériel. C'était là mon premier instinct, mon intuition première. C'était genre, 'bon, Je ne veux pas écouter ça, rien de ça' et si c'est le cas, vraiment un strict minimum.Je veux que ce soit mélangé, fondu avec un panel atmosphérique que vous n'utilisez pas en temps normal, afin de les entendre scratcher et jongler avec.

IS: De cet album se dégage comme une sorte de lettre d'amour envers toutes tes influences, et en les assimilant, tu es plus à même de pré-sélectionner ce qu'ils vont être capables de t'apporter.

MP: Ouais, bon, c'était des suggestions, disons. Ils ont fini par utiliser un maximum de leur propre substance. Mais par opposition à l'écriture de morceaux pour eux, c'est une sorte d'album d'improvisation avec une palette de tontalité choisie, vraiment. Je veux juste dire 'Fais ce que tu veux. Donne-moi un panel de morceaux très courts, donne moi des morceaux avec une structure de chanson, donne-moi des morceaux d'ambiance et un éventail d'effets de son. Ils m'ont envoyé un gros paquet de blocs de sons, basiquement, et ils ont adhéré à la plupart des deandes que j'ai mises et à partir de là, je l'ai découpé et redécoupé, ajouté des instruments et des vocalises.

PATTON prend un nouveau tournant :

IS: Alors quel a été le processus de fabrication de cette chose ? Cela semble avoir été une sorte de collaboration solitaire
.
MP: Eh bien, c'était en quelque sorte de cette manière-là que je voyais les choses. Cela semble être l'approche la plus libre en discussions possible afin de nous donner les meilleurs résultats. En prenant tous ces mecs dans une pièce avec moi et en les dirigeant un peu comme un groupe, j'ai réalisé que ça ne marcherait pas assez bien. J'ai compris que cela prendrait encore plus de temps et que je n'aurais pas eu toutes les libertés en opérant ainsi.

IS: Comment est-ce différent en cela de travailler avec Buzz (Osborne of The Melvins and Fantomas) et d'autres gars ?

MP: Mais c'est complètement différent. Ils forment un groupe. Jde les mets dans une pièce, je leur envoie des bandes, leur demandant de les apprendre, note pour note, ou bruit pour bruit, et ensuite je les mets dans une pièce après qu'ils aient eu la chance d'étudier tout cela et je leur mets sous le nez et nous répétons sans cesse pour sortir le produit. Je suis actuellement sur le point de démarrer cela demain.

IS: Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?

MP: Nous faisons une tourner pour le nouvel album de Fantomas qui sort en avril.

'Suspended Animation' est un torrent de death metal speed et agité, mélangé avec des samples sortis tout droit des cartoons préférés de ton enfance.Une écoute et tu reviens en arrière, assis devant ta TV et tu te sens triste pour Droopy. Seulement avec Fantomas, Droope sort de la télé te tire par le nez et se met à le secouer sans s'arrêter !

IS: J'étais en train d'écouter la dernière chose de Fantomas, 'Delirium Cordia' (composition géante de 73 minutes consécutives), et j'ai remis Zorn parce que vous prenez une de chemin similaire dans beaucoup de voies car cela m'a fait penser beaucoup à 'Leng Tch'e' ou à 'Grand Guignol' .

MP: Comme 'Elegy' ouais.

IS: Exact. Il y a cette combinaison que lui et toi utilisez là où il y a de la fascination avec ces micro morceaux comme sur l'album X-men et là, il y avait des espaces grand ouvertts, rampants, comme sur 'Delirium'. Dis m'en plus sur ces deux choses que tu aimes.

MP: Eh bien spécialement avec Fantomas, j'essaye de faire ressortir tout ce que le groupe sait faire, en cela, vraiment ce qui ressort du travail et des enregistrements, et je vois ce que je peux ou non en tirer. Et c'est vraiment motivant d'avoir des musiciens comme ça qui peuvent jouer n'importe quoi. J'ai réalisé il y a deux albums de ce la, wow, je vais réellement avoir à apporter quelque chose sur la table car ces gars sont vraiment capables de tout et c'est un sentiment extra de savoir que tu as une sorte de puissance de feu avec toi.

Peut-être même il y a quelques années, je savais que nous allions avoir à faire un album style ambiance papier peint, de fond, et là j'ai pensé spécialement après un enregistrement de quelques petits morceaux très courts, que c'était comme un nouveau tournant. Ca me sensibilise. Pas deux de nos albums ne sonnent réllement pareil et c'est vraiment une extension de ma manière d'écouter et d'écrire la musique. J'ai la chance d'avoir avec moi des gars comme ça qui pousse le morceau et l'amènent à la vie, tu vois ?


IS: Tu sembles être plus le general sur le disque des X-Cutioners... Mais comment ça fonctionne quand tu as à travailler avec trois musiciens aussi talentueux et qui ont aussi des idées, comme FANTOMAS, en communiquant ce que tu veux faire comme composition ?

MP: D'une certaine manière, parfois, collaborer est plus difficile car tu te dois d'écouter (rires). Le fait de composer est comme fait déjà à l'avance. C'est long car tu vas dans une pièce insonorisée ou un studio ou un truc du genre. Tout le vrai travail est fait. Et ça se fait tout seul. Mon vrai caneva c'est le studio. Je ne suis pas un musicien entraîné, je ne sais pas écrire de la musique sur du papier, autre que quelques images pour me rafraîchir la mémoire et me reappeler de certaines choses. Mais basiquement, la seule façon de me documenter c'est d'enregisgtrer. Alors je passe beaucoup de temps en studio à écrire et spécialement pour la musique de X-Men. Je savais vaguement la façon dont je voulais que ça sonne Je savais que je voulais quatre ou cinq approches différentes là-dessus mais je ne savais pas réellement comment l'exécuter jusqu'à ce que je sois en studio et que je le fasse et que je puisse enfin dire "non c'est pas bon, là c'est bon". Il y a beaucoup plus d'informations à digérer et à faire, et beaucoup plus d'egos à gérer... et beaucoup plus de visions à accommoder.

IS: C'est une partie dificile, il me semble. Accommoder les visions des gens. D'une certaine manière, ça ressemble à moitié à du management ou un truc du genre, où tu dois les mettre dans une petite pièce pour respirer, histoire de leur demander ce qu'ils veulent, puis finir par "attends, non, je vais le faire comme ça".

MP: Ouais, même dans Fantomas, où j'écris tout et où je leur dit tout ce qu'ils doivent faire, ils le font toujours encore mieux que ce que je leur dis de faire ! C'est toujours mieux que ce que je n'imagine. De cette façon, ils mettent réellement leur griffe personnelle dessus, quelle qu'elle soit. J'essaie et j'écris des solos pour chacun, je contente chacun, je ne me focalise pas spécialement sur un mec, tu sais. Tu dois être sûr que chaque personnalité est prise en compte. Mais tu sais, quand j'ai commencé à connaître ces mecs, j'ai commencé à écrire pour chacun en fonction de sa personnalité. Quand j'ai réalisé combien les pieds de Lombardo était topissimes... je n'ai plus voulu les laisser sans rien faire (rires). Il y a constamment de la double basse.

IS: Je n'ai pas personnellement bien écouté profondément le disque des X-Cutioners, mais je ne peux pas dire où tu commences et où ils finissent et vice et versa.

MP: C'est top ! Mission accomplie alors. Parce que un maximum de cette musique a été réalisée. Certains morceaux sont simples. C ertains sont des morceaux entiers qu'ils ont fait et sur lesquels j'ai juste ajouté des instruments.

IS: Soyons plus spécifique si tu le veux bien à propos de ça. Le premier tiers de ce disque a ton style. Que des petites séquences et une instrumentation très intéressante. Il y a deux morceaux comme "Vaqueros y Indio" et "Precision Guided Needle Dropping" qui sonnent recomposés, quel rôle ont-ils joué dessus ?

MP: Le morceau "Vaqueros" est actuellement beaucoup plus de tonalité latine, qu'ils ont scratchée. Et ce n'était pas assez complet. J'ai ajouté une panel d'instruments, rajouté des sons et des vocalisations, j'ai coupé quelques bouts. Ils m'ont envoyé une sélection d'effets sonores qu'ils avaient scratchés. Je les ai utilisés, je les ai ajoutés à des idées que j'avais déjà. C'était un peu comme une foire au disque ou un salon de la musique tu vois, vraiment. Il y a beaucoup de choses différentes que tu peux y trouver

IS: Et inversement, il y a des morceaux dessus, comme "Kamikaze! (Take a Piece of Me)" où ça sonne comme si c'est eux qui avaient produit quelque chose pour toi et qu'ils avaient juste apposé un truc par dessus.

MP: Pour la plupart de ce morceau, c'est moi qui l'ai arrangé. Mais c'est leur morceau, ce sont eux. je voulais être sûr qu'il y avait une tonalité dessus qui soit comme l'idée que je m'en faisais, et c'est ça qui ressort très fort.

Une histoire d'amour avec la turntable

IS: Avec la direction dans laquelle tu vasi, tu fais de la musique expérimentale et alors ensuite tu te sers de ta turn-table pour mixer ce qui ne l'a pas été, ce que personne dans le milieu avant gardiste n'avait encore testé avec ce matériel.


MP: Ou dans le monde du hip hop. J'ai été fasciné par la turntable il y a longtemps par rapport à la vitesse avec laquelle ils peuvent bosser avec. Tu peux changer les genres et les sons aussi vite qu'en claquant des doigts. Je voulais vraiment expérimenter tout ça et comprendre car je pensais que ce concept n'était pas assez expérimenté ou optimisé. Quand ça l'est, c'est plus dans un concept sportif du genre les batailles entre DJ. Et personne n'écoute vraiment la musique, tout le monde regarde les mecs faire quelques scratches, basiquement.

IS: Breakdancing pour chacun...

MP: Ouais. Ils regardent les aspects techniques au lieu de ceux de la musique. Je veux faire de la musique et, vraiment, comme tu dis, c'est une histoire d'amour avec la turntable et je voulais réellement faire ça comme ça et en arriver à ça. Il y a des fois je me mettais à épier en arrière-plan, je voulais voir ce que ces choses pouvaient faire... C'est réellement un instrument puissant et je pense qu'il n'est pas assez exploité, tu vois ?

IS: Tu vois que cet instrument commence à être utilisé par des groupes récents, genre Limp Bizkit et tout le toutim.
.
MP: C'est comme une putain de marque ouais...

IS: Exact. Ils jettent un mec derrière, là, il lui arrive d'avoir deux disques, et il est asiatique ou un truc du genre, et ils disent juste "OK, vas-y. Tu vas être Mr DJ"

MP: Genre tu restes là, derrière et tu fais celui qui est cool, ouais.


Quoi de neuf Patton ?

IS: Imagines-tu faire un jour un album folk ? Genre t'asseoir là, avec une guitare, et enregistrer et chanter tes morceaux de manière aussi linéaire que possible, parce que ça devrait, à mon sens, être la chose la pire et la plus dure pour toi, non ?


MP: Peut-être, si Mark Ribot était le guitariste (rires)

IS: Ouais, tu resterais pas assis là très longtemps.

MP: Oh que non. Tu sais que j'ai voulu faire un disque, comme je dirais un album de piano bar, pendant longtemps, juste moi et un piano. Et j'écris pour ça. Je pense que ça devrait être super. Je veux dire, tu sais, je te parle en homme curieux, il y a un monde immense autuor de nous, il y a encore plein de millions de choses à faire.

IS: Je suis content que tu sois excité à propos de tout cela et de la musique.

MP: Il faut l'être !



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MIKE PATTON
Fantômas et plus, beaucoup plus
Chris Haire


Mike Patton est en enregistrement studio, l'équivalent de Mary Catherine O'Reilly de St. Joseph High School, classe 1999, qui a couché non seulement avec l'intégralité des membres de l'équipe de foot, mais aussi avec ceux du club d'échecs, le personnel de la librairie et j'en passe. Pour cet impressiaro de promiscuité, maintenir une relations loyale avec seulement un jeu de collaborateurs de musique, est chose impossible. Patton est vvant, un souffle créateur qui veut se faire plaisir.

Pour survoler sa carrière, Patton a travaillé avec une galerie impressionnante d'artistes du monde entier, voire des héros dans le genre : Dan the Automator, Björk, the Dillinger Escape Plan, Prince Paul, Jennifer Charles, John Zorn, the X-ecutioners, Boo-Yaa T.R.I.B.E. et the Kronos Quartet. Et ce n'est pas tout puisqu'il a ses groupes phares qui sont Mr. Bungle, Tomahawk, Fantômas et Faith No More.

Mais il y a un artiste avec lequel Patton voudrait travailler, mais qui est mort et qui n'est autre que Franck Sinatra.

MP : j'aurais aimé enregistrer un black metal norvegien ou des standards de la pop avec lui

Du death metal norvégien ? des standards de la pop ? avec Sinatra six pieds sous terre ? Remarque, pourquoi pas ?

Patton a réalisé entre 2004 et 2005 trois albums :

- avec le norvégien multi-composteur Kaada l'album Kaada/Patton
- General Patton vs. the E-Cutioners
- Suspended Animation avec Fantomas, 4ème réalisation de FANTOMAS, un metal bruyant qui aura un travail colllectif de Raymond Chandler, Mel Blanc et Yoko Ono, et tout ça en même temps.

Contrairement à la précédente réalisation (l'unique chanson de 2004, de 74 minutes de long, Delirium Cordia), Suspended Animation est un album composé de 30 morceaux qui s'inspire largement des dessins animés.

MP : Les cartoons sont magiques, imprévisibles et d'humeur changeante, dans chaque morceau, et capturer cet esprit cartoons semblait parfaitement adapté à FANTOMAS.


Comme espéré, la tournée actuelle de FANTOMAS est juste un ruban, la continuité de ce musicien âgé de 37 ans, éveillé toute la nuit. Plus tard, il a travaillé sur la génèse très anticipée d'un projet long de gestation, PEEPING TOM qui selon la rumeur, serait amené à être au top des charts. Pourla première fois depuis ses premiers pas dans FNM, PEEPING TOM pourrait bien être l'album qui ferait fagner au chanteur plus que des accolades des critiques cyniques ou d'auditeurs aventureux.

MP : Mais c'est certainement la plus 'droit' et, j'ose le dire, la chose la plus dansante sur laquelle j'ai travaillé.

Ne semble pas si embarrassé Mike. On a toujours su que tu avais ça en toi. Du metal rap mélodique de FNM aux bruits de pets de MR BUNGLE dans notamment l'album California, on a toujours su que tu avais un penchant pour le Top 50..., même si tu t'évertuais à chanter les joies de la masturbation, employant plus de vois que Rich Little et en t'enregistrant toi-même en train de crier comme un enfant en bas âge qui tente de moduler l'oscillation de ses cordes vocales.

Patton a finalement décidé de réalisé son album PEEPING TOM sur son propre label, Ipecac, qui a sorti des disques allant de Melvins à Mondo Generator.

MP : il y avait un intérêt certain et même une offre, mais rien ne semblait comme il faut. Avec Ipecac au moins je sais ce que j'obtiendrai de ce projet. J'ai passé environ un an dessus en même temps que je travaillais sur d'autres disques en attendant après les contributions, mais maintenant, ça va devenir une vraie bête.



Pour PEEPING TOM, Patton a mis le paquet et collaboré avec Dale Crover/Melvins, le chanteur brésilien Bebel Gilberto, le collectif hip hop Anticon, le rappeur Kool Keith, Dan the Automator et Amon Tobin notamment. Patton espère que la sortie de cet album se fera en 2006.

Il vient récemment de finir de jouer un rôle important, son premier; enfin plutôt deux rôles, dans le film noir FIRECRACKER.

C'était comme un challenge, mais avec pas mal de fun. Je le referais volontier pour un projet correct, je jongle avec mon boulot quotidien.

Et si vous pensez avoir l'idée que Patton va s'asseoir sur son cul en jouant GRAND THEFT AUTO dès que la tournée est finie, pensez-y longtemps encore... Il travaille sur la bande son du film PINION, le prochain album de TOMAHAWK et la musique d'un jeu vidéo ! Mais ce n'est pas trop pour Patton. Comme dit le bonhomme :

MP : Je prospère dans la confusion et le chaos...





NDLB : Bon, je crée un autre article (page 5), vu les rajouts, l'intégralité des textes n'apparaissait plus et l'article de THE WIRE était coupée !

# Posté le jeudi 31 mars 2005 18:40

Modifié le jeudi 16 juin 2005 13:38

FANTOMAS EN CONCERT AU BATACLAN LE 19 JUIN 2005

FANTOMAS EN CONCERT AU BATACLAN LE 19 JUIN 2005
J'y serai :-)))))))))))))



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Et pour ceux et celles qui peuvent bouger, voici la liste officielle de la tournée de FANTOMAS, figurant sur http://www.ipecac.com :


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(juste comme ça, j'envie ceux et celles qui seront présents au festival de Montreux...)

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June 12, 2005 Germany Southside Festival
June 13, 2005 Tilburg, Holland 013
June 15, 2005 Dublin, Ireland the Village
June 16, 2005 Sheffield, England the Leadmill
June 17, 2005 Glasgow, Scotland Garage
June 18, 2005 London, England Forum
June 19, 2005 Paris, France Bataclan
June 20, 2005 Köln(Cologne), Germany Live Music Hall
w/ Jello Biafra with the Melvins
June 21, 2005 Saarbrucken, Germany Garage
w/ Jello Biafra with the Melvins
(je vais finir par déménager dans l'Est moi... !)
June 22, 2005 Berlin, Germany Kesselhaus
w/ Jello Biafra with the Melvins
June 24, 2005 LeMans, France Fury Festival
June 25, 2005 Interlaken, Switzerland Greenfield Festival
June 26, 2005 Perigia, Italy Giardini del Frontone
w/ free festival
June 27, 2005 Ferrara, Italy Plazza Castello
w/ Sonic Youth
June 28, 2005 Bergamo, Italy tba
July 2, 2005 Roskilde, Denmark Roskilde
July 5, 2005 Athens, Greece Volleyball Stadium
July 6, 2005 Thessaloniki, Greece Moni Lazariston
July 7, 2005 Helsinki, Finland Tavastia
July 8, 2005 Turku, Finland Ruisrock Festival
July 9, 2005 Kristiansand, Norway Quart Festival
July 11, 2005 Moscow, Russia Hermitage Garden
July 12, 2005 Warsaw, Poland Stodola
July 14, 2005 Montreux, Switzerland Montreux Festival
July 15, 2005 Dour, Belgium Dour Festival
July 17, 2005 Wiesen, Austria Forestglade Festival

# Posté le vendredi 29 avril 2005 20:30

Modifié le dimanche 12 juin 2005 18:23